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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 21:45

 

Le discours de politique générale de Valls devant l’Assemblée nationale et une droite hystérique aura été sans surprise :

 

un discours de combat

contre les travailleurs et les classes populaires.

 

Dans la continuité d’Ayrault, la baisse du coût du travail reste la seule boussole du gouvernement. Valls a joué la compassion, « trop de souffrances et pas assez d’espérance », mais il ne s’adressait ni aux travailleurs ni aux classes populaires mais bien à sa majorité, à la droite et au patronat.

 

« Plus vite et plus fort »...

 

Comme prévu, le pacte de responsabilité, ce sera 30 milliards pour les patrons avec en prime, une diminution de l’impôt sur les sociétés ramené à 28% d’ici 2020, et quelque 50 milliards d’économies, voire plus, au détriment des services publics, de la protection sociale et des collectivités locales.

 

Pour les salariés, le pacte dit de solidarité est une escroquerie digne de Sarkozy. Le Smic serait augmenté à partir du 1er janvier 2015 de 500 euros par an, miracle, sans que cela coûte un centime au patronat.

 

Le tour de passe-passe est simple : on supprime les cotisations sociales salariées ce qui augmente le salaire net. Mais ces cotisations sociales, c’est du salaire, du salaire socialisé mais du salaire et, au final, un manque à gagner, qui ne pourra être compensé que par des attaques contre la protection sociale.

 

Tout le discours de Valls est à l’image de ce tour de passe-passe : faire semblant de s’intéresser au sort de la population, de lutter contre le chômage pour mieux justifier une politique favorable exclusivement au patronat pour faire baisser le coût du travail, les salaires.

 

Des députés aux ordres

 

Valls a multiplié des promesses creuses en direction des écologistes, des syndicats d’enseignants, sur le logement et annoncé de nouveaux reniements sur la réforme pénale, la famille, la fin de vie... Il a affirmé son soutien total à la politique coloniale au Mali, en Centrafrique ainsi que le refus de reconnaître la responsabilité de la France dans le génocide au Rwanda.

 

L’essentiel, pour lui, était de s’imposer à sa majorité en l’obligeant à approuver le pacte de responsabilité en votant la confiance sans débat. Le coup est réussi, il a obtenu une large majorité.

 

Mais il est peu probable que cela suffise à lui garantir l’avenir. Les députés d’EELV ou ladite gauche du PS craignent de se laisser emporter par la déroute d’Hollande et du PS. Mais ils viennent de démontrer, s’il en était besoin, que la seule chose qui les préoccupe, c’est leur carrière de politiciens.

 

Après le 12 avril, préparer l’affrontement

 

Le monde du travail n’a rien à attendre des petites manœuvres parlementaires qui agitent la gauche libérale. Seules ses mobilisations, ses luttes peuvent obliger le gouvernement et le patronat à reculer.

 

Les manifestations du 12 avril pour, ensemble, dire non aux politiques d’austérité devraient être un premier pas. Aller de l’avant implique de lever les hésitations et ambiguïtés tant politiques que syndicales.

 

Comment imaginer que ce gouvernement puisse changer de cap ? Comment imaginer construire une majorité capable de rompre avec les politiques d’austérité avec la gauche du PS ou EELV qui ont voté la confiance au gouvernement ? Comment aussi attendre encore quoique ce soit du dialogue social auquel Valls, à son tour, invite les organisations syndicales ?

 

Nous pensons qu’il est nécessaire que les différentes forces qui se disent en opposition à la politique du gouvernement se rassemblent, en tournant le dos aux jeux politiciens, pour défendre les intérêts des travailleurs, en finir avec les politiques d’austérité, le chômage, imposer une réelle politique anticapitaliste.

 

Alors qu’approchent les élections européennes, l’ensemble du mouvement ouvrier devrait se rassembler contre l’Europe de l’austérité et du chômage, contre l’Europe capitaliste du PS et de l’UMP, contre tous les souverainistes et les nationalistes, contre l’extrême droite autour de perspectives internationalistes pour une Europe des travailleurs et des peuples.

 

La situation est grave, l’extrême-droite mise sur la passivité du mouvement ouvrier. Là encore, l’issue est entre nos mains.

 

Ce qui est à l’ordre du jour, c’est la préparation de l'affrontement avec le gouvernement en construisant une véritable opposition de gauche, une opposition ouvrière et populaire

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