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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 13:13

20331_image_preview.jpgLivrée à Madrid par le gouvernement Hollande suite à un mandat d’arrêt européen (MAE), Aurore Martin, militante de Batasuna (organisation de gauche indépendantiste interdite en Espagne et légale en France), a été libérée le 21 décembre, après avoir passé deux mois dans les geôles espagnoles pour simple délit d’opinion.

 

Sa libération était assortie d’une caution de 15 000 euros qui ont pu être collectés en quelques heures dans le Pays basque grâce à un soutien exceptionnel. C’est une forte mobilisation, continue et sans faille depuis plusieurs semaines, qui a permis cette libération conditionnelle. Aurore peut rester en France, mais doit pointer chaque mois au tribunal en Espagne, où il faut qu’elle dispose d’une domiciliation. Il reste maintenant à obtenir le non-lieu.

 

La lutte se poursuit pour l’abrogation des lois d’exception et du MAE

Malgré l’arrêt définitif de l’activité armée de l’ETA il y a maintenant plus d’un an, les États espagnol et français refusent en effet tout dialogue et maintiennent la voie répressive : le 19 décembre, le directeur de Gara, quotidien du Pays basque sud, a été inculpé pour apologie du terrorisme suite à un courrier des lecteurs rappelant la mort de deux étarras, il y a 25 ans, dans l’explosion de leur bombe. Son inculpation accompagnait celle des six auteurs du courrier. Le même jour, onze personnes étaient inculpées pour avoir exhibé des photos de presos (prisonniers politiques basques) lors d’une manifestation le 30 juin dernier à Vitoria.

 

Tel est le contexte dans lequel Herrira (organisation de soutien aux presos et réfugiés basques) appelle à une « mobilisation populaire générale » le 12 janvier à Bilbao. Plus de 100 000 manifestants sont attendus ce jour-là dans les rues de la capitale biscaïenne pour exiger, comme premier pas, le regroupement des presos au Pays basque, la libération des prisonniers gravement malades et conditionnables, et de façon générale le respect des droits des presos. Ils sont aujourd’hui plus de 600, dont 137 dans les prisons françaises.

 

Le combat continue pour obtenir la libération et l’amnistie pour toutes et tous. C’est bien la rue qui imposera son mot d’ordre aux États espagnol et français : « Presoak etxerat, amnistia osoa ! (Les prisonniers à la maison, amnistie totale !) ».

 

Claude Larrieu

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