16 février 2013
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Le 12 février 2013 , la grève a été massive dans les écoles du primaire contre
la réforme des rythmes scolaires que le gouvernement voudrait mettre en place malgré l’opposition des enseignants et
de leurs syndicats.
VOIR MOBILISATION SUR LE PUY DE DOME
Extrait du reportage France 3 Auvergne du 19/20 du 12 février 2013
Article du journal « La Montagne « du 13 février 2013
La loi du ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, n’a rien à voir avec l’intérêt des élèves. Elle
maintient le cap des politiques menées par la droite : rapprochement Ecole-entreprises, poursuite des embauches de contrats précaires, régionalisation de la formation, et « le livret
de compétences » toujours cadré par les exigences du patronat.
C’est avec pour toile de fond un déficit de 77 000 postes que les enseignantEs du primaire ont été informés de
l’arnaque aux rythmes scolaires : venir une demi-journée en plus dans la semaine sans diminuer leur temps de présence le reste des autres jours !
PEILLON MENT COMME IL RESPIRE !
Il paraît que cette réforme vise au bien-être des enfants en leur proposant de passer le même temps à l’école dans la
journée plus une demi-journée dans la semaine. Sacrée logique que celle qui consiste à réduire la fatigue des élèves en leur imposant 3 heures en plus sur l’ensemble de la semaine !
Pour les enseignantEs, il n’est ni plus ni moins demandé que d’assurer un temps de présence
supplémentaire sur leur lieu de travail et ce sans aucune compensation financière !
Si la question des rythmes scolaire fait déborder le vase c’est qu’elle sous-tend d’autres problèmes comme les
effectifs en hausse et les lois d’orientation qui se succèdent mais se ressemblent dans leur volonté de sélectionner de plus en plus précocement les élèves par l’accentuation de la pédagogie de
l’évaluation.
Les enseignantEs comme les parents sont convaincus de la nécessité de prendre en compte les rythmes, les difficultés
de tous les enfants.... Mais cela suppose de réduire largement le nombre d’élèves par classe et embaucher des milliers d’enseignantEs pour compenser tous les postes perdus depuis des
années.
EN FINIR AVEC LES POLITIQUES D'AUSTERITE
Le lutte des enseignantEs sur les rythmes scolaires n’est pas « corporatiste ». C’est une des facettes de la lutte
contre les réductions des dépenses publiques, contre les attaques ,contre les conditions de travail de tous les salariés, contre les fermetures d’usines, contre les licenciements à Goodyear à
PSA, Sanofi...
C’est toute une politique qui est en cause,
celle du gouvernement Hollande-Ayrault,
soumises aux exigences du MEDEF.
Ensemble, salariés du public et du privé,
nous pouvons y mettre un coup d’arrêt
en unifiant nos mobilisations
pour construire un rapport de force
contre le gouvernement et
le patronat et imposer une autre politique
qui ose s’attaquer
aux intérêts du du patronat, des financiers et des riches
pour satisfaire les besoin de toute la population.