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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 09:10

interdiction des licenciementAvec la fermeture d’Aulnay, les menaces sur Rennes et SevelNord et les 8 000 suppressions de postes chez PSA, ce seront, avec les sous-traitants, près de 30 000 emplois qui seront supprimés par un groupe riche à milliards mais qui en veut encore plus.

 

Ces licenciements s’ajoutent aux plusieurs dizaines de milliers déjà programmés. Ce qui signifie autant de drames, de désespoirs, de vies brisées et de régions ruinées.Et c’est la même chose dans le reste de l’Europe avec par exemple Opel Bochum en Allemagne ou PSA Madrid toujours sous la menace et tellement d’autres.

 

 

Les licenciements ne datent pas d’aujourd’hui. Ils sont continus depuis des

années, servant aussi de chantage comme à SevelNord, General Motors ou Air France, pour augmenter les charges de travail, accroitre la flexibilité, bloquer les salaires. Dans le même temps les protections sociales ou les services publics sont systématiquement attaqués.

 

Mais cette politique est en train de s’aggraver. C’est la plus grande offensive du patronat depuis la dernière guerre. Si nous ne réagissons pas maintenant, nous risquons de prendre le même chemin que la Grèce ou l’Espagne dans une spirale sans fin.

 

Les travailleurs ne baissent pas pour autant les bras.

 

Les salariés de Plysorol à Fontenay-le-Comte qui fabriquent des contreplaqués, menacés de fermeture, ont dit qu’ils mettraient le feu aux stocks si le patron ne les entendait pas. Ceux de « Père Dodu » à Quimper occupent leur entreprise comme ailleurs les autres de Doux occupent les rues. Ce sont aussi les salariés de Sanofi qui continuent les manifestations, ceux de Régional, compagnie d’aviation, qui sont en grève pendant que les salariés d’Air France annoncent une rentrée chaude ; il y a toujours ceux d’Arcelor-Mittal et tellement d’autres qui luttent…

 

Nous avons le courage et les moyens de faire reculer les capitalistes.

Nous sommes les plus nombreux et nous faisons tout. Il nous manque l’union.

 

L’annonce de la fermeture d’Aulnay a créé un choc pour tout le monde parce

que les grandes usines de montage de l’automobile et leurs dizaines de milliers de travailleurs ont toujours joué un grand rôle dans l’économie du monde, dans l’histoire des sociétés modernes mais aussi et surtout dans les luttesdu mouvement ouvrier. La large couverture médiatique illustre aussi cette inquiétude des possédants.

 

Les travailleurs d’Aulnay ont affirmé qu’ils seraient une « bombe sociale et

politique ». Ils le seront s’ils permettent de fédérer toutes les inquiétudes et les colères de tous ceux qui ne veulent pas être jetés à la rue ou crever au boulot pendant que d’autres s’empiffrent à milliards.

 

Car nous ne défendrons chacun de nos emplois qu’en les défendant tous

ensemble. Nous devons nous battre pour défendre tous les emplois, interdire

tout licenciement et suppression de poste.

 

 

PSA, et à travers lui tout le patronat, a déclaré la guerre. Nous ne

pourrons refuser de payer la crise des capitalistes et des banquiers

qu’en levant le drapeau de la mobilisation générale dans la foulée des

révolutions arabes et des résistances sociales.

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