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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 22:18

COMMUNIQUE DU NPA.

DU 27 JUIN 2014

CHÔMEURS, PRECAIRES ET INTERMITTENTS : ABROGATION DE l'AGREMENT !CHÔMEURS, PRECAIRES ET INTERMITTENTS : ABROGATION DE l'AGREMENT !CHÔMEURS, PRECAIRES ET INTERMITTENTS : ABROGATION DE l'AGREMENT !
CHÔMEURS, PRECAIRES ET INTERMITTENTS : ABROGATION DE l'AGREMENT !CHÔMEURS, PRECAIRES ET INTERMITTENTS : ABROGATION DE l'AGREMENT !

L'accord UNEDIC, signé le 22 mars dernier, a été agréé par le ministre du travail. Il est paru au journal officiel hier matin, 26 juin 2014, 11 ans jour pour jour après l'agrément, en 2003, du protocole Unedic sur l'assurance-chômage des intermittents du spectacle.

 

L’accord du 22 mars maintient et aggrave, pour les intermittents du spectacle, les dispositions scandaleuses de 2003 (que les socialistes combattaient à l'époque). Et il constitue une véritable déclaration de guerre contre les chômeurs et les précaires. 

 

Le gouvernement a choisi d'ignorer la revendication principale de la mobilisation qui dure et s'intensifie depuis le mois de mars : "non à l'agrément de l'accord MEDEF, CFTC, CFDT, FO". Une fois encore, il s'est rallié aux injonctions du MEDEF. Il poursuit sa politique d'austérité qui, de l'accord Unedic au pacte de responsabilité, frappe les plus précaires au bénéfice du patronat et de la finance. 

 

Les précaires, chômeurs, intérimaires, intermittents, ont immédiatement riposté : occupation de l'UNEDIC à Paris, occupation du MEDEF à Caen, déploiement d'une grande banderole Rebsamenti sur la tour de Dijon, occupation du pont entre Drôme et Ardèche à Valence… Des AG se tiennent dans de nombreuses villes. Le combat continue pour exiger l'abrogation de l'agrément. Rien de ce que décide le pouvoir n'est fatal ni définitif. 

 

Plusieurs festivals sont encore en grève tandis que d'autres se préparent, dont le festival d'Avignon, qui cristallise déjà nombre de tensions et avait été, en 2003, un lieu et un temps fort de la contestation.

 

Les annonces de Valls il y a 8 jours avaient pour vocation de diviser les intermittents et les précaires : il n'a pas réussi. Il souhaitait désamorcer l'épreuve de force en cours : il a échoué. 

 

Le NPA réaffirme sa solidarité avec le mouvement des chômeurs, précaires et intermittents contre l'intolérable accord de l'Unedic.

 

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 11:54

 

Vendredi 27 juin 2014

à 18 heures

rassemblement devant l'école Maurice Genest (à Riom)

à l'initiative du comité de soutien

 

 

Pour ​démontrer notre détermination afin que Xate, Shota, Emine et Leart vivent ici à Riom parmi nous.

 

Manifestation jusqu'à la sous préfecture.

 

SOYONS NOMBREUX !

 

Pour signez la pétition pour leur régularisation, c'est ICI

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 16:20

LE NPA se bat pour envoyer vallser ce gouvernement PS/MEDEF et apporte tout son soutien aux salariés en luttes, pour cela il appelle à participer à 

 

CLERMONT-FERRAND

MANIFESTATION

à l'appel de la CGT

14h30 Place Delille

 

 

lire le tract de l'UD CGT 63

 

extrait vidéo : appel journée d'action du 26 mai lors de la manifestation des salariées des cliniques et EHPAD privées.

 

 

Les cheminotEs ont ouvert la voie

Les intermittents continuent...

 

Le gouvernement, le Medef ont réussi à imposer leur réforme ferroviaire malgré la combativité, la détermination des cheminotEs qui ont toute raison d'être fierEs de leur lutte qui a tenu malgré la campagne hostile menée par le pouvoir et les médias. Loin d'être « inutile » comme le prétend Valls, leur grève est une étape pour changer le rapport de force, elle a contraint le gouvernement à mettre bas le masque du dialogue social. Elle a montré la voie.

 

Le gouvernement et le Parlement contre les travailleurs

 

Valls et Hollande ont voulu l'affrontement avec les cheminotEs, la CGT et SUD-Rail. Ils ont voulu un bras de fer pour affirmer leur autorité vacillante et montrer au patronat et aux banques qu'ils pouvaient leur faire confiance pour appliquer leur volonté et mater le mécontentement social, mettre au pas les syndicats en les piégeant au dialogue social.

 

"Depuis le début, je n'ai pas compris le sens de cette grève" avait déclaré le Premier ministre affichant son mépris des salariés, accusant la CGT et SUD Rail d'être irresponsables et de prendre le risque d'empêcher le bon déroulement des épreuves du Bac !

 

Quelle blague ! Les irresponsables sont ceux qui sacrifient les intérêts des salariés et des usagers à la concurrence, aux intérêts des groupes financiers auxquels ils veulent livrer la SNCF, ce sont les députés qui, à une large majorité, se sont pliés aux exigences du Medef.

 

Tout pour la finance

 

"La réforme, c'est difficile, on le voit à la SNCF, mais il faut continuer à réformer parce que le pays en a besoin. » martèle Valls et avec lui tout le gouvernement, la droite et les médias. Il faudrait accepter la réforme ferroviaire parce qu'il faudrait stabiliser la dette de 44 milliards d'euros.

 

C'est le même coup que pour le déficit budgétaire. La SNCF ou l’État empruntent auprès des banques privées, leur versent une rente qui s'accroît d'année en année, 1,5 milliards d’euros l’année passée pour la SNCF, et ce serait aux salariés de payer l’addition en acceptant une dégradation de leurs conditions de travail et de vie.

 

En prime, la réforme c'est la division en deux de la SNCF, d'un côté la SNCF de l'autre le Réseau ferré de France (RFF), livrés aux compagnies privées. Que les deux sociétés soient chapeautées par une troisième ne change rien. Au contraire, c’est ajouter une aberration à une autre.

 

Les cheminotEs ont raison de demander le retour à une seule société ayant le monopole du transport ferroviaire. La concurrence, ce sera plus d'insécurité, la hausse des prix, la dégradation du service.

 

Une politique pour changer le rapport de force

 

L’échec de la grève montre que nous avons besoin d'une réelle politique pour mettre en échec ce gouvernement qui n'est rien d'autre que le conseil d'administration de l’oligarchie financière.

 

Prétendre défendre les intérêts du monde du travail est incompatible avec le moindre soutien aux réformes capitalistes et le dialogue social pour les mettre en œuvre en étouffant la révolte.

 

La grève des cheminotEs était bien celle de l'ensemble du monde du travail comme l'est aussi la lutte des intermittents qui se battent contre la précarité.

 

Chaque lutte, chaque grève s’inscrit dans une bataille d’ensemble pour mettre en échec les politiques d’austérité, de concurrence et de compétitivité.

La politique du gouvernement et du Medef attaque l'ensemble des classes populaires, ensemble nous avons besoin d’une politique pour les mettre en échec, défendre nos droits.

 


 

 

 

 

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 22:16

!! Nouveau Rassemblement,

continuons jusqu’aux régularisations !!

Ils expulsent… Non au silence .

Faisons du bruit devant la préfecture,

Rendez-vous place de Jaude mercredi 25 juin  2014 à 18h00 !

 

 

 

 

Le Préfet du Puy de Dôme et ses services ont pris la décision de ne pas surseoir à l'expulsion de Monsieur Knajyan comme ils en ont la possibilité et le pouvoir. Les demandes réitérées de la communauté scolaire de l'école Paul Bert, des associations, des syndicats, de RESF, de la municipalité de Clermont-Ferrand et de nombreux citoyens ont été traitées avec mépris. Pour satisfaire à la politique du chiffre, Monsieur Knajyan a dû subir 42 jours de Centre de Rétention avant d’être violemment expulsé. L’école Paul Bert a reçu un fax de détresse dans lequel Monsieur Knajyan explique qu’il vit caché dans une cave après avoir été passé à tabac par la police arménienne. Sa vie est en danger, son retour en France est une urgence !

Arsen Arakelyan est également en centre de rétention. Il veut vivre en France, parmi nous avec sa mère. En Arménie, son père a été tué. Arsen n'a pas encore été convoqué par la Commission Nationale du Droit d'Asile. Une expulsion de ce type a déjà été perpétrée et la famille a dû être rapatriée en France. Quelle belle leçon d’économie de l’argent public !

Devant cet acharnement, nous revendiquons le retour de monsieur Knajyan et la libération de Arsen Arakelyan comme nous continuons de revendiquer la libération de monsieur Avetisyan dont l'enfant est scolarisé à l'Ecole maternelle Nestor Perret et qui est toujours en centre rétention.

Les Arméniens demandeurs d'asile qui vivent à Clermont-Ferrand dans de grandes difficultés matérielles et dont les enfants vont pourtant régulièrement à l'école sont aujourd'hui en danger en France. Pourtant, ils ont fui la violence avérée en Arménie. Curieux paradoxe pour le pays des Droits de l'Homme. Curieuse négation du sens de l'action quotidienne de son Ecole Publique. Et le classement de l'Arménie dans les "pays sûrs" vers lesquels les expulsions sont quotidiennes tient davantage de la gestion migratoire imposée à un pays pauvre que de l'évaluation du respect des Droits de l'Homme et de la sûreté des personnes.

Une autre illustration de cette politique d'expulsion aveugle est le cas de Luz Torres. Enseignante d'espagnol, en contrat au collège Saint Louis d'Aigueperse, elle a reçu une Obligation à Quitter le Territoire Français (OQTF). Luz a travaillé dans de nombreux établissements scolaires de la région (collège G. Philipe, école F. Buisson, collège et lycée B. Pascal...). L'Éducation Nationale loue son sérieux et son professionnalisme. La préfecture du Puy-de-Dôme veut l'expulser prétextant ses mauvais résultats à l'université. Pourtant, la vie de Luz est ici. Son fils, José est scolarisé au collège A. Camus. Ils ne veulent pas partir en Colombie. Ils vivent ici, ils restent ici !


 

Pour toutes ces raisons, nous vous informons que RESF appelle à un rassemblement mercredi 25 juin à 18H Place de Jaude. La manifestation de rendra à la Préfecture où nous ferons du bruit, apporter des instruments et des casseroles pour faire du bruit.


 

Nous sollicitons également une entrevue avec le Préfet

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 10:29

Les salariés des cliniques et maisons de retraite privées se mobilisent pour réclamer des augmentations de salaires et des meilleures conditions de travail .

 

Il faut savoir que la majorité de ces établissements appartiennent à des fonds de pensions étrangers(en particulier anglo-saxon) dont leur but principal est d'enrichir les actionnaires.

Pour cela, il pille l'hôpital public , en récupérant les missions du services publics les plus rentable, en laissant les plus coûteuse au service public. Il faut savoir que les bénéfices obtenues proviennent pour partie de l'argent de la caisse de la sécurité sociale et aussi par le fait de maintenir les salaires du personnel au plus bas, et en réduire son nombre et leur qualification.

 

 

LE 25 JUIN 2014 ,

LE PERSONNEL DES ETABLISSEMENTS DE SANTE PRIVE

SONT EN GREVE

à l'appel de la CGT

 

CLERMONT-FERRAND

Rendez-vous 9h00 devant le Pôle Santé République

Manifestation qui se rendra

devant

l'Agence Régionale de Soin

(avenue de l'Union Soviétique à Clermont-Fd).

à 11 h

 

 

lire le tract d'appel ci-dessous

LE PERSONNEL DES CLINIQUES ET MAISONS DE RETRAITE PRIVEES ENTRE EN RESISTANCE

Le NPA apporte tout son soutien au personnel en grève

Pour le NPA, aucun revenu, ne doit être inférieur à 1700 euros

LE NPA revendique une augmentation de 300 euros de tous les revenus

LE NPA rejette l’idée d’une coexistence entre établissements publics et privés commerciaux pour 2 raisons principales car il est inadmissible qu’une partie des richesses consacrées à la santé serve rémunérer les actionnaires des cliniques et aussi la concurrence entre secteur commercial et public contraint celui -ci à fonctionner sur le mode du privé commercial c’est -à-dire la rentabilité et la productivité.

Le NPA revendique l’expropriation, sans indemnité ni rachat des actionnaires cliniques privées

LE NPA souhaite la transformation des établissements privés en hôpitaux publics, avec un statut public pour pour les personnels (statut de praticiens hospitaliers pour les médecins et de la fonction publique hospitalière pour les autres catégories de personnels avec reprise de l'ancienneté) .Pour les établissements privés non commerciaux, le NPA préconise leur intégration à l’Hôpital Public, avec statut public pour les personnels.

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 10:28
REFORME TERRITORIALE, UN PROJET AUSTERITAIRE DE GRANDE AMPLEUR

Article de Daniel Minvielle paru dans la revue ANTICAPITALISTE de juin 2014

 

 

Sarkozy en rêvait ? Il s’y était engagé mais n’était pas passé aux actes ? Hollande, lui, le fait – en tout cas il va essayer. Après l’ANI, après le pacte de compétitivité, voici la réforme territoriale. Un nouveau vecteur d’austérité au détriment des salariés et de la population, et aussi un instrument pour renforcer la concurrence entre grandes régions dans le cadre de l’Union européenne.

 

Dès le lendemain des municipales, Hollande et Valls ont annoncé leur intention de mettre fin au « millefeuille territorial » en divisant par deux le nombre de régions, en accélérant le regroupement des communes, en supprimant les départements ainsi que la « clause générale de compétences », qui permet aux collectivités territoriales (conseils municipaux, généraux et régionaux) d’intervenir dans tous les domaines concernant « les affaires de la collectivité » sans se préoccuper ce que font les autres niveaux.

 

L’annonce a suscité un bel émoi parmi les élus visés par cette réforme, d’autant plus « abasourdis » par la nouvelle qu’ils venaient de voter, le 27 janvier, la loi MAPTAM (modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles) présentée par Marilyse Lebranchu et qui revenait sur diverses décisions prises sous Sarkozy, dont la suppression de la clause générale de compétence pour les départements et les régions. Une nouvelle scène du processus de décentralisation de l’État et de réforme territoriale venait de commencer...

 

Un processus au long cours

 

Ce processus a été mis en chantier avec les lois Defferre de 1982-1983. Il s’agissait, dès le départ, de réformer des structures territoriales qui dataient, avec les communes et les départements, de la révolution de 1789, pour les adapter à l’évolution démographique et économique.

 

Cet « acte I » de la décentralisation donnait le statut de collectivité territoriale aux départements et aux régions (nées en 1972). Le pouvoir exécutif qui était exercé dans les départements par le préfet passait aux mains du président du conseil général, dont les membres étaient désormais élus au suffrage universel direct.

 

Commençait aussi une série de transferts de compétences de l’Etat aux collectivités territoriales dont on a pu voir, au fil du temps, qu’elles ne s’accompagnaient jamais des moyens nécessaire à en assumer totalement les fonctions, avec pour conséquence un transfert de charges sur les fiscalités locales et un recul des service rendus à la population.

 

Raffarin entamait l’« acte II » en 2002-2004, poursuivi en 2008-2011 par Sarkozy, qui mettait des « spécialistes » à contribution pour élaborer des projets de réforme affichant désormais de façon ouverte, crise oblige, l’objectif de réduire les dépenses des collectivités territoriales. En 2008, une « commission pour la libération de la croissance française », présidée par Attali, pondait un rapport plein de « recommandations » visant à « relancer la croissance économique de la France ».

 

La France compte alors 36 783 communes, 100 départements, 26 régions et plus de 2 580 EPCI à fiscalité propre (intercommunalités, communautés urbaines...). Les « redondances et chevauchements de compétences » entre ces divers échelons territoriaux, disait le rapport, créent à la fois un « éclatement de la responsabilité, la paralysie de la décision, et la déroute de l’administré ». Pour y mettre fin, la commission préconisait de réduire à deux les types de collectivités territoriales : des régions fortes et peu nombreuses et des intercommunalités plus puissantes, notamment des « agglomérations » qui regrouperaient de 60 000 à 500 000 habitants « afin d’atteindre la taille critique qui permet de diminuer le coût des services publics locaux pour le citoyen ». Les départements, qui n’ont plus de place dans ce schéma, devant quant à eux disparaître.

 

Mais Sarkozy ne franchit pas le pas, disant « [ne pas croire] que les Français sont prêts à renoncer à la légitimité historique des départements ». En réalité, il n’osait pas affronter la fronde des élus menacés par la réforme.

 

Il commandait un autre rapport en 2009 à Balladur, qui tentait de ménager la chèvre et le choux. Les sénateurs (élus par les autres élus...) s’en mêlèrent ensuite, affirmant la pérennité des départements. Le tout aboutit en 2010-2011 à diverses lois et projets de lois avec, entre autres, le remplacement des conseillers généraux et régionaux par un « conseiller territorial » devant siéger dans les deux instances, ainsi que la suppression de la clause générale de compétence pour les départements et les régions.

 

Puis vint Hollande, sonnant le début de l’acte III. Après être revenu sur les lois Sarkozy avec la loi MAPTAM, il reprend aujourd’hui à son compte, avec Valls, les axes du rapport Attali pour, dit-il, « en finir avec les enchevêtrements, les doublons, les confusions » et faire participer les collectivités locales à « l’effort contre les déficits ».

 

Ils s’appuient pour cela sur un rapport (un autre !) commandé par Hollande à Malvy, président PS de Midi-Pyrénées et Lambert, président de droite de l’Orne, qui y expliquent comment les collectivités territoriales pourront s’accommoder de la coupe à venir de 11 milliards d’euros des dotations de l’État... en délibérant, par exemple, sur le temps de travail des fonctionnaires !

 

Un système de bonus-malus incitera les communes à se regrouper, à mutualiser leurs ressources, autrement dit à prendre leur place dans la course à la suppression de postes de fonctionnaires. Selon une estimation donnée au journal Les Echos par le secrétaire d’Etat à la réforme territoriale, Vallini, la « suppression des doublons » permettrait d’économiser entre 12 et 25 milliards par an.

 

Hollande, plus fort que Sarko ?

 

Hollande-Valls réussiront-ils là où Sarkozy avait reculé ? En fait, tous les partis institutionnels partagent les mêmes objectifs concernant la réforme territoriale. Mais tous ont un problème avec leurs élus qui, avec la disparition des départements, la diminution du nombre de communes et de régions, verraient leur « fonction élective » menacée. Claudy Lebreton, président PS de l’Assemblée des départements de France avait trouvé en 2008, le rapport Attali « parfaitement incongru et iconoclaste » ; il se dit aujourd’hui « abasourdi » par les annonces de Valls.

 

Lui et ses confrères nous expliquent que c’est au recul de la « démocratie de proximité » qu’ils s’opposent en refusant la réforme. Mais, en dehors des petites communes, comment parler de « démocratie de proximité » alors qu’il est patent que les instances territoriales ne sont que des chambres d’enregistrement des décisions prises par les chefs des exécutifs ? Quant à la « proximité » des administrés avec les édiles locaux, elle est à géométrie variable, selon que l’« administré » est chef d’entreprise ou jeune chômeur d’un quartier populaire...

 

Leur souci n’est pas non plus la sauvegarde des emplois publics, ni la sauvegarde des services rendus aux populations : tous participent depuis longtemps à la destruction des services publics locaux par le biais des délégations de services publics. Et tous répercutent, en protestant parfois mais sans organiser la moindre résistance, les mesures de restrictions budgétaires décidées par l’État. Leur vrai problème a été formulé par Lebreton lors d’une émission télévisée : en votant une telle réforme, députés et sénateurs « scieraient la branche sur laquelle ils sont assis »…

 

Il peut sembler paradoxal que Hollande et Valls repassent à l’offensive sur ce terrain au lendemain de la claque prise par les élus de leur majorité aux municipales. Mais c’est qu’ils comptent justement sur les sentiments que génère leur politique dans la population pour désarmer l’opposition des élus de leur majorité et les contraindre à avaler une réforme qui s’inscrit dans la logique de la propagande pour la réduction des déficits qu’ils défendent par ailleurs. Quelques sondages sortis après l’annonce de Valls semblent leur donner raison, relevant qu’une majorité (de 55 à 60 %) des sondés se prononce pour la suppression des départements.

 

Antidémocratique et générateur d’inégalités

 

Il est impossible de savoir si la manœuvre que tentent Valls et Hollande réussira. Une chose est par contre certaine : depuis sa mise en œuvre, la réforme territoriale et la décentralisation n’ont apporté que reculs et précarisation des effectifs des collectivités territoriales ; les transferts de compétences sans les moyens nécessaires n’ont cessé de faire régresser les services rendus à la population. Valls prétend aujourd’hui franchir un nouveau pas, contre les travailleurs des collectivités locales et leurs usagers, autrement dit contre la population dans son ensemble.

 

La soi-disant volonté d’en finir avec la gabegie (bien réelle au demeurant) que constitue l’organisation administrative et politique de l’Etat français n’est qu’un des volets de la lutte que mènent les gouvernements européens pour entretenir les dividendes des grands actionnaires des banques et des multinationales.

 

Un double mouvement est en route, profondément antidémocratique et générateur d’inégalité sociale : vers une concentration toujours plus forte des pouvoirs entre de moins en moins d’exécutifs locaux placés à la tête de structures adaptées aux besoins de la grande bourgeoisie européenne, gran-des régions (y compris transfrontalières) et grandes métropoles urbaines sur lesquelles se concentrent les moyens financiers destinés à favoriser « les affaires », tandis que des pans entiers des territoires sont condamnés à la régression.

 

Mettre fin à cette fuite en avant destructrice est une urgence. Mais le faire au nom de la défense d’institutions qui n’ont de « démocratique » et de « proximité » que le nom est une impasse.

 

Oui, il faut mettre fin aux gaspillages de toute sorte que constituent les « doublons », mais en conservant les effectifs de fonctionnaires, et même en les augmentant, ce qui permettrait d’améliorer les services rendus à la population. Quant aux regroupements des communes, des départements, des régions, y compris à travers les vieilles frontières nationales, ils devraient relever d’un processus démocratique s’inscrivant dans un cadre bien plus général : celui de la construction d’une Europe des travailleurs et des peuples.

 

Pour aller plus loin :

NPArguments : réforme territoriale, une offensive tous azimuts

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 04:53

COMMUNIQUE DU NPA

DU 19 JUIN 2014

 

 

Le médiateur Jean-Patrick Gille, nommé en catastrophe le 7 juin dernier par le gouvernement Valls, a remis ce jeudi 19 juin son rapport. Dans la foulée, Manuel Valls a proposé ce soir de gagner du temps en repoussant à plus tard la question du différé d'indemnisation qui sera provisoirement compensé par l'Etat (au mépris du principe de la solidarité interprofessionnelle).

 

Il a confirmé que le Ministre du travail allait agréer le scandaleux accord passé, à l'issue d'une parodie de négociations, le 22 mars 2014, entre le MEDEF, la CFDT, la CFTC et FO.  Le choix de l'agrément est une véritable provocation. Depuis des semaines, la mobilisation s'amplifie à tel point que le gouvernement a été contraint de rouvrir le dossier de la "convention UNEDIC" qu'il pensait gagné au lendemain de l'accord. 

 

C'est une nouvelle erreur d'appréciation que Valls vient de commettre. Le mouvement ne s'arrêtera pas là. L'option de la grève pour de très nombreux festivals d'été est désormais probable tout autant que nécessaire afin d'obliger le gouvernement à retirer l'inadmissible accord.

 

Valls, Rebsamen et Filippetti semblent croire que quelques mesures de diversion pourraient entamer la détermination des intermittentEs et des précaires. Leur tactique est simple : enfumer et diviser.

 

C'était d'ailleurs ce à quoi servait le médiateur : gagner du temps, faire mine d'écouter, agiter quelques leurres. Tout cela pour diviser les  intermittentEs d'autres travailleurs/ses précaires. 

 

Si Valls procède ainsi, c'est qu'il y a danger pour le gouvernement. Le mouvement de grève s'amplifie. Des spectacles et des festivals sont annulés, de très nombreuses actions sont quotidiennement menées et des convergences se créent avec d'autres luttes, dont celles des cheminotEs. 

 

Cette entreprise d'enfumage et de division tente de déjouer la clarté et l’unité de la mobilisation des intermittentEs et des précaires. Clarté car les revendications de la lutte sont précises : le refus de l'agrément est une condition non-négociable. Les propositions du "comité de suivi" doivent être discutées. Unité puisque ce combat pour des droits sociaux refuse la globalité de l'accord (et non les seuls points relatifs aux intermittents).

Le NPA réaffirme sa solidarité sans faille avec le mouvement des intermittentEs du spectacle et des précaires.

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 17:58

RASSEMBLEMENT

CLERMONT FERRAND

SAMEDI 21 JUIN 2014

de 13h00 à 17h00

Place de Jaude

( devant l'église des Minimes)

 

 LE NPA appelle à participer à ce rassemblement et signataire du tract d'appel ci-dessous 

RASSEMBLEMENT

CLERMONT FERRAND

SAMEDI 21 JUIN 2014

de 13h00 à 17h00

Place de Jaude

( devant l'église des Minimes)

JOURNEE DE SOLIDARITE AVEC LES PALESTINIENS GREVISTES DE LA FAIM
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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 15:11
LE GOUVERNEMENT NE LÂCHE PAS , NOUS NON PLUS. EN GRÈVE JUSQU'AU RETRAIT !

Après 8 jours de mobilisation, la grève est très suivie et les AG regroupent beaucoup de monde. La direction de la SNCF tente de garder la face en annonçant des taux de grève bidons autour de 15% alors que seuls 20 à 30% de trains roulent.

 

Pourtant le gouvernement s’obstine à faire voter la réforme. Hollande et Valls de concert avec le patronat multiplient les déclarations méprisantes contre les grévistes. La campagne médiatique anti-grève se déchaîne.

 

 

Notre lutte est légitime. La réforme qui éclate l’entreprise en trois s’attaque à toute la réglementation du travail : 10 jours de repos en moins, des amplitudes de travail quotidiennes augmentées. En introduisant toujours plus de flexibilité et en supprimant des emplois, cette réforme ne fera qu’aggraver les sales conditions de travail que nous subissons déjà. C’est pour ça qu’il faut obtenir son retrait.

 

Les usagers se retrouvent à nos cotés quand nous expliquons les raisons de notre grève. La réforme du ferroviaire les touchera de plein fouet et nos revendications sont communes à tous les travailleurs. Les conséquences de la privatisation sont connues d’avance : plus de retards, plus d’accidents et des billets plus chers !

 

Maintenir et renforcer la grève pour faire céder le gouvernement

 

La manifestation de mardi dernier et les actions sur les voies de Montparnasse ont reboosté de nombreux collègues. Pour la première fois nous avons pu rencontrer les grévistes des autres gares. Il est important d’allier la construction de la grève localement et les démonstrations de forces qui permettent de regrouper les collègues.

 

 

Face à un gouvernement affaibli, l’heure n’est pas aux tractations de couloirs pour arracher quelques miettes. Les AG, dans lesquelles se retrouvent les grévistes doivent contrôler la mobilisation. Mais pour décider des actions, connaître l’état réel de la mobilisation nous devons coordonner les AG, au niveau régional et national.

 

La paralysie qu’entraîne l’arrêt de la circulation des trains reste le moyen de lutte le plus fort. Il faut convaincre les collègues qui ne sont pas encore en grève ou qui veulent reprendre le travail. Les piquets de grève et les tournées dans les services doivent servir à ça. Il faut qu’un maximum de grévistes s’y implique.

 

Pour gagner, nous devons nous organiser dans la durée. Pour pouvoir tenir, il faut travailler à l’organisation de caisses de grève.

 

Converger avec les autres secteurs en lutte

 

Casse du service public, gels des salaires, suppressions massives d’emplois. Toujours plus de cadeaux au patronat, des salaires toujours plus bas et toujours plus de boulot pour les travailleurs, voilà la politique du gouvernement !

 

Le pacte de responsabilité et ses 50 milliards d’économies vont faire pleuvoir les reculs sociaux dans tous les secteurs. Cette politique est illégitime et ceux qui la mettent en place, les Pépy, Cuvilliers, Filipetti et Valls doivent tous s’en aller !

 

Malheureusement pour le gouvernement, en ce moment il n’y a pas que les cheminots qui cherchent à bousculer ses plans. La mobilisation des intermittents menace la tenue des festivals de l’été, la contestation gronde dans les hôpitaux, les bureaux de poste, maintenant les contrôleurs aériens menacent eux aussi de s’y mettre. Ce que craint le plus ce gouvernement c’est la « coagulation » de l’ensemble de ces luttes. C’est donc dans cette voie que nous devons nous engager, la préparation du tous ensemble contre ce gouvernement.

 

 

  

Après 8 jours de mobilisation, la grève est très suivie et les AG regroupent beaucoup de monde. La direction de la SNCF tente de garder la face en annonçant des taux de grève bidons autour de 15% alors que seuls 20 à 30% de trains roulent.

 

Pourtant le gouvernement s’obstine à faire voter la réforme. Hollande et Valls de concert avec le patronat multiplient les déclarations méprisantes contre les grévistes. La campagne médiatique anti-grève se déchaîne.

 

 

Notre lutte est légitime. La réforme qui éclate l’entreprise en trois s’attaque à toute la réglementation du travail : 10 jours de repos en moins, des amplitudes de travail quotidiennes augmentées. En introduisant toujours plus de flexibilité et en supprimant des emplois, cette réforme ne fera qu’aggraver les sales conditions de travail que nous subissons déjà. C’est pour ça qu’il faut obtenir son retrait.

 

Les usagers se retrouvent à nos cotés quand nous expliquons les raisons de notre grève. La réforme du ferroviaire les touchera de plein fouet et nos revendications sont communes à tous les travailleurs. Les conséquences de la privatisation sont connues d’avance : plus de retards, plus d’accidents et des billets plus chers !

 

Maintenir et renforcer la grève pour faire céder le gouvernement

 

La manifestation de mardi dernier et les actions sur les voies de Montparnasse ont reboosté de nombreux collègues. Pour la première fois nous avons pu rencontrer les grévistes des autres gares. Il est important d’allier la construction de la grève localement et les démonstrations de forces qui permettent de regrouper les collègues.

 

 

Face à un gouvernement affaibli, l’heure n’est pas aux tractations de couloirs pour arracher quelques miettes. Les AG, dans lesquelles se retrouvent les grévistes doivent contrôler la mobilisation. Mais pour décider des actions, connaître l’état réel de la mobilisation nous devons coordonner les AG, au niveau régional et national.

 

La paralysie qu’entraîne l’arrêt de la circulation des trains reste le moyen de lutte le plus fort. Il faut convaincre les collègues qui ne sont pas encore en grève ou qui veulent reprendre le travail. Les piquets de grève et les tournées dans les services doivent servir à ça. Il faut qu’un maximum de grévistes s’y implique.

 

Pour gagner, nous devons nous organiser dans la durée. Pour pouvoir tenir, il faut travailler à l’organisation de caisses de grève.

 

Converger avec les autres secteurs en lutte

 

Casse du service public, gels des salaires, suppressions massives d’emplois. Toujours plus de cadeaux au patronat, des salaires toujours plus bas et toujours plus de boulot pour les travailleurs, voilà la politique du gouvernement !

 

Le pacte de responsabilité et ses 50 milliards d’économies vont faire pleuvoir les reculs sociaux dans tous les secteurs. Cette politique est illégitime et ceux qui la mettent en place, les Pépy, Cuvilliers, Filipetti et Valls doivent tous s’en aller !

 

Malheureusement pour le gouvernement, en ce moment il n’y a pas que les cheminots qui cherchent à bousculer ses plans. La mobilisation des intermittents menace la tenue des festivals de l’été, la contestation gronde dans les hôpitaux, les bureaux de poste, maintenant les contrôleurs aériens menacent eux aussi de s’y mettre. Ce que craint le plus ce gouvernement c’est la « coagulation » de l’ensemble de ces luttes. C’est donc dans cette voie que nous devons nous engager, la préparation du tous ensemble contre ce gouvernement.

 

 

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 07:55

COMMUNIQUE DU NPA DU 17 JUIN 2014

 

 

Une semaine de grève, une propagande anti grévistes tous azimuts du gouvernement, des médias et jusqu’à la direction de la CFDT, et pourtant… elle tient la grève des salariéEs du rail, et pas qu’un peu !

A Paris, Nîmes, Metz, Le Mans, Rouen …., les cheminots avaient décidé de s’emparer du passage du projet de loi en premier lecture à L’Assemblée Nationale pour faire de cette journée l’occasion d’une nouvelle convergence des gares et donc des grévistes.

Malgré l’interdiction préfectorale de Paris d’un rassemblement devant l’Assemblée et la mollesse des organisations syndicales à protester, la colère des grévistes a été la plus forte. Le rassemblement des Invalides a regroupé environ 3 000 personnes dont une bonne moitié, avec la rage au ventre, est allée rejoindre derrière l’Assemblée nationale, leurs collègues de Saint-Lazare bloqués pour avoir eu « l’audace » d’approcher de trop près le Parlement !

Lacrymo, barrières anti-émeutes, agressivité des CRS,

les voies obscures du dialogue social…

Après ce tour de chauffe, environ 300 grévistes accompagnés d’intermittents et de postiers du 92 et de Paris en grève ont envahi les voies à Montparnasse.

Leur tentative de converger avec les salariéEs de la Santé a été freinée par un déploiement policier massif mais qu’à cela ne tienne, le cœur au combat n’a pas faibli !

Le NPA affirme sa solidarité sans faille

avec les grévistes et leur légitime lutte.

Les militantEs du NPA mettront tout en œuvre pour la poursuite de la mobilisation pour le retrait de la réforme ferroviaire des Hollande-Valls. Ce serait un premier encouragement pour les postiers et les intermittents et tous, celles et ceux qui se battent contre la politique anti-ouvrière de ce gouvernement!

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