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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 17:18

logo vertical rougeCOMMUNIQUE DE PRESSE

DU NPA DU 4 FEVRIER  2013

 

Une mère, qui devait accoucher à la Maternité de Port-Royal, à Paris, a perdu l’enfant qu’elle attendait, après avoir été renvoyée deux fois chez elle en raison de la saturation du service. Le NPA s’incline devant la douleur de cette famille, et exige que les véritables causes en soient établies.

 

On ne saurait une nouvelle fois invoquer la fatalité, ou faire porter la responsabilité au personnel débordé, qui chaque jour accompli le miracle de faire fonctionner les services hospitaliers avec des effectifs insuffisants. Ce drame arrive après la fermeture de la maternité de St.Antoine à Paris, qui assurait 2500 naissances par an. A Port-Royal même, il a fallu fermer une partie des lits de la maternité, faute de personnel.

 

Restrictions budgétaires, manque de personnel, à l’AP-HP comme ailleurs, sont la conséquence directe de choix politiques. Ainsi, au moment où se produisait le drame de Port Royal, l’Agence Régionale de Santé de Basse Normandie a confirmé la fermeture de la maternité de Vire, malgré une importante mobilisation de la population.

 

Pour le NPA il faut en finir avec le choix politique d’un hôpital-entreprise qui pour des raisons de rentabilité et de productivité est contraint de fonctionner à flux tendu, avec des lits remplis en permanence. Il faut en finir avec les restructurations hospitalières engagées par les précédents gouvernements et poursuivi par le gouvernement Ayrault et sa ministre Marisol Touraine qui ont l’indécence de s’apitoyer après avoir fait voter une nouvelle cure d’austérité de 657 millions aux hôpitaux publics pour 2013.

 

 

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 11:11

gaz-schist-shell-danger.jpgLe tollé général provoqué par la décision d’octroyer l’autorisation à la multinationale Shell pour l’exploration puis l’exploitation du gaz de schiste en Tunisie saura-t-il faire reculer ce gouvernement d’apprentis sorciers qui fonce droit vers une catastrophe écologique ? Certainement pas.

 

Les fausses rétractations du Ministre de l’Industrie, les réserves émises par le Ministère de l’Environnement, les pétitions facebookiennes ou les sit-in pacifiques devant le Ministère de l’Industrie ne feront pas fléchir ces mamelouks, ces Mustapha Khaznadar au service d’un émirat tremplin par lequel la Royal Dutch Shell s’apprête à transformer en paysage lunaire le Centre de la Tunisie.

 

Le gouvernement nahdhaoui étant déterminé à sacrifier sur l’autel de l’inféodation toute la zone géographique couverte par l’emprise du projet, le tout Kairouan, Sousse, Sfax Nord, El Jem… et son Colisée.

 

Il ne s’agit pas ici d’exposer exhaustivement les principes et les méfaits de la fracturation hydraulique, technique par laquelle on récupère le gaz emprisonné dans la roche en vue de son exploitation industrielle.

 

A cet effet, une abondante documentation scientifique mise en ligne sur la toile permet d’avoir une vue d’ensemble sur les risques environnementaux encourus. Il suffit de mentionner l’avis succinct de l’expert tunisien Mohamed Balghouthi qui qualifie en termes crus le projet d’exploitation du gaz de schiste en Tunisie comme «un danger absolu pour la survie de notre pays car il touche directement l’eau, la terre et l’air, donc la vie par une pollution irréversible ».

 

Toutefois, quand le Ministre de l’Industrie Chakhari argumente sa détermination à empoisonner ses concitoyens en déclarant que « cette technique a fait ses preuves aux Etats-Unis et au Canada » il situe le débat autour de la gestion d’une pollution « classique » générée par cette activité comme pour toute autre industrie extractive. Ce qui occulte le fondement de la question, à savoir, en premier lieu, la mobilisation en amont et la mise en disponibilité de quantités très importantes d’eau potable au profit de cette activité aux dépens d’autres secteurs vitaux, ensuite la gestion en aval de ces eaux une fois contaminées par près d’un millier de produits chimiques hautement toxiques. L’eau c’est le nœud de l’affaire.

 

Le Ministre peut en effet embrigader des experts stipendiés pour justifier l’injustifiable et faire face à ses détracteurs en invoquant un degré de technicité d’Outre Atlantique capable de ramener le risque pollution induite à l’exploitation de ce gaz à un niveau « acceptable ». Le Canada, pays respectueux de son environnement, étant un étant là pour appuyer ses arguments et ce qui est bon pour le Canada devrait être bon pour la Tunisie. Ce qu’il ne peut défendre en revanche, ce qui rend ses allégations caduques, c’est que l’Amérique du Nord ne connait pas le stress hydrique et le comparatif avec ces deux pays tombe mal à propos.

 

Ceux-ci peuvent s’offrir effectivement le luxe d’une contamination « limitée » de la nappe phréatique et des eaux de surface ainsi que celui de puiser indéfiniment dans leurs ressources hydriques des quantités faramineuses d’eau nécessaires à l’extraction de ce gaz de la discorde alors que la Tunisie est un pays semi-aride avec des ressources en eau conventionnelle très limitées (de 500 m3 par habitant et par an par rapport à un seuil de pénurie et un seuil de stress hydrique respectivement de 1000 m3 et 1700 m3 par habitant et par an).

 

Par conséquent, même si on admet que le risque est contenu et calculé, ce qui est une pure chimère, les gigantesques quantités d’eau consommées ou contaminées par cette activité seraient à elles seules une raison suffisante pour ne jamais envisager un tel projet même s’il prétend résoudre l’épineuse équation de l’autonomie énergétique. L’indépendance énergétique ne peut s’accomplir en assoiffant la population.

 

Pour rendre compte du volume d’eau nécessaire à l’extraction de ce gaz certaines sources avancent que chaque fracturation hydraulique nécessite selon les cas de 9 000 m3 à 29 000 m3 d’eau. La prestigieuse revue scientifique La Recherche a révélé qu’un puits horizontal nécessite en moyenne 13,2 millions de litres par fracturation et chaque puits peut être fracturé huit fois. Et sur la base d’uniquement 400 puits objet de son étude, le total de la consommation d’eau a été évalué à 42,2 milliards de litres soit l’équivalent de 14 000 piscines olympiques!

 

L’ironie de cette technique « éprouvée » de fracturation c’est qu’elle restitue ce volume d’eau une fois contaminée soit en surface (flowback) et qu’il faudra gérer on ne sait comment soit par percolation dans la nappe phréatique rendant celle-ci irrémédiablement inutilisable.

 

En Tunisie, ce projet qui impliquerait quatre Gouvernorats, de Kairouan jusqu’à Sfax, en passant par Sousse et Mahdia, se traduirait nécessairement par des centaines de forages gaziers qui engloutiraient puis contamineraient une grande partie des précieuses et rares ressources aquifères destinées à l’agriculture dans cette zone à faible pluviométrie de la Tunisie Centrale.

 

Car la technique « fiable » invoquée par le Ministre pratiquée en Amérique du Nord est celle des puits horizontaux multiples (Multi-well drilling pad) qui prévoit jusqu’à 16 forages au km2. Aux Etats-Unis en 2011 on a dénombré 493 00 forages actifs et il faudrait s’attendre à ce qu’en Tunisie le nombre de puits varierait entre 2 500 et 3 000 puits comme minimum envisageable pour avoir une signification de rentabilité. Soit, en maintenant les ratios des calculs précédents, une consommation d’eau potable correspondante comprise entre 276 à 331 millions de m3. Et tout cela pour obtenir quoi ? Une rente dérisoire pour l’Etat, des trous de gruyère sur des centaines de kilomètres carrés, des nappes d’eau rendues inexploitables et des étangs de boue à « l’eau potable » contaminée par des agents cancérigènes et des éléments radioactifs sur les terres fertiles du Kairouanais et du Sfaxien.

 

On peine à imaginer les incalculables répercussions négatives sur ces régions où l’activité agricole est un pilier socioéconomique. Car là où le gaz de schiste apparait c’est la campagne qui disparait.

 

Sauf que Mr. Chakhari, en véritable corbeau de la démagogie, déclare que les risques inhérents à l’exploitation du gaz de schiste ne sont qu’une « rumeur ». Quand il déclare aussi que la Royal Dutch Shell, après avoir investi 20 milliards de dinars, serait prête à arrêter le projet en cas de menace pour l’environnement, il cèle la vérité tout simplement.

 

La compagnie Shell a déjà mis à feu et à sang des pays de la taille du Nigeria. Ses 9 000 kilomètres d’oléoducs dans ce pays ont dévasté l’environnement et ruiné des régions aussi vastes que la Tunisie. Aujourd’hui encore Shell est assignée devant les tribunaux internationaux pour les dégâts environnementaux qu’elle a provoqués, les vastes systèmes de corruption qu’elle a tissés et, pire encore, pour complicité avec l’ancien régime militaire nigérian concernant l’exécution de six civils, opposés à ses méthodes d’extraction.

 

Si le Ministre de l’Industrie, qui n’ignore certainement pas que nous sommes sous le couperet de la pénurie hydrique, s’acharne à justifier notre gazage et s’ingénie à compromettre l’avenir agricole du pays c’est qu’il ne peut être que membre d’un gouvernement feudataire disposé à troquer le patrimoine national contre le soutien politique de puissances étrangères dans le pur style des républiques bananières. Il n’y’a pas d’autre explication à son lobbying en faveur de ce funeste projet, pas d’autre explication à son opiniâtreté dans la défense de ce gaz Zyklon B.

 

La stratégie d’inféodation « consciente » que pratique le gouvernement nahdhaoui pour se maintenir au pouvoir consiste à brocanter à tous les coins de rues le patrimoine national, quitte à mettre en péril des pans entiers du territoire national. Elle ne concerne pas uniquement le gaz de schiste. Elle a déjà brocanté dans sa logique le gisement de phosphate de Sraouertane, la raffinerie de Skhira et, récemment, « l’espace aérien ».

 

Elle diffère de toute autre forme d’inféodation connue dans l’histoire contemporaine de la Tunisie en ce qu’elle est inconditionnelle et sous tutelle du minuscule Qatar qui réellement n’est pas un Etat mais un émirat-holding fer de lance de la politique agressive de certaines multinationales comme la compagnie Shell. On n’est plus dans le cadre d’un Etat vassalisé par un Etat plus puissant mais dans un rapport d’Etat vassalisé par une holding. Une république bananière avec la Qatar-holding pour United Fruit. Rappelons qu’une holding est une « société mère qui détient ou contrôle une multitude de sociétés nationales et internationales sans avoir besoin d’apparaître en tant que dirigeant de toutes les sociétés filles ».

 

Selon le Middle East Economic Review, le Qatar est en passe de devenir le premier actionnaire de Royal Dutch Shell en portant sa participation de 3% à 7% du capital de ce géant qui pèse pour $470.2 milliards USD de chiffre d’affaires.

 

En revanche, malgré la fortune insolente de cet émirat, à travers les complexes mécanismes enchevêtrés des capitaux transnationaux, la compagnie Shell demeure le premier investisseur pétrolier au Qatar. Il ressort donc, par croisement d’intérêts, que c’est l’ombre du Qatar Investment Authority, le fonds souverain de l’émirat, la véritable holding, et par delà, l’ombre de Qatar Petroleum, qui a plané sur les soi-disant négociations entre la compagnie Shell (faussement identifiée comme anglo-hollandaise pour brouiller la piste qatarie) et le gouvernement nahdhaoui quant au projet de gaz de schiste.

 

Qatar Petroleum , qui a déjà fait main basse sur le mégaprojet de raffinerie de la Skhira sans dossier d’appel d’offres international, a investi en 2010 conjointement avec la compagnie Shell rien moins que $6000 milliards USD en « joint study » notamment dans le domaine engrais et fertilisants incluant le phosphate au centre de sa stratégie de diversification.

 

On comprend alors l’intérêt du Qatar Investment Authority pour le gisement phosphatier de Sraouertane Mais c’est à travers la nébuleuse Société du Qatar pour l’Exploitaion Minière que ce gisement est passé tout aussi scandaleusement sans appel à la concurrence sous la coupe de l’émirat-holding. Un seul bénéficiaire dans tous les cas, un Protectorat pour unique résultante.

 

Déjà, avant même que le gouvernement nahdhaoui ne soit investi, la campagne programmée de vassalisation inconditionnelle de l’Etat et son corollaire, le pillage des richesses de la Tunisie, était entamée

 

En guise d’avant-goût, Le 22 novembre 2011, la veille de la démission du gouvernement Essebsi, procédant en territoire conquis, l’ancien ambassadeur des Etats-Unis en Tunisie Gordon Gray, a effectué une visite de travail à Bizerte inscrite dans le cadre de « l’appui de Washington à la transition démocratique de la Tunisie ». Au cours de cette visite dont l’objectif était la relance du projet de port maritime en eau profonde dans la baie d’Errimel gouvernorat de Bizerte, il s’était réuni avec ses nouveaux alliés, des représentants du parti Ennahdha ( ?) (journal Le Temps du 24/11/2011).

 

En dehors du très provisoire gouverneur de Bizerte, l’Etat était absent alors qu’il s’agissait et s’agit encore d’un projet ayant trait à des considérations de souveraineté nationale. Car ce qui pourrait être l’une des plus importantes infrastructures portuaires en Méditerranée devrait être cédée par l’Etat tunisien selon la technique de concession dite Full BOT ( Build, Operate and Transfer) d’une durée de 50 ans ! Un demi-siècle.

 

On ne connait ni l’identité ni les mandataires des représentants nahdhaouis dans cette transaction scélérate sous tous les points de vue passée sous silence criminel à tous les niveaux des structures aussi bien du pouvoir que de l’opposition post 23 octobre. Mais on connait l’intérêt stratégique de Bizerte, ce Toulon africain. Intérêt qui amena Jules Ferry à déclarer en 1887 : « …Oui Messieurs si la France s’est installée en Tunisie c’est bien pour posséder Bizerte ».

 

Ce que les nahdhaouis étaient prêts à concéder, comme gage de leur indéfectible allégeance, afin que les Etats-Unis les assistent à maintenir un pouvoir démocratiquement usurpé, même Ben Ali, bien au fait des questions militaires, l’avait refusé à l’époque.

 

Pour lui l’implantation de ce port sur le site d’Errimel posait problème même vis-à-vis de l’Algérie voisine et par divers subterfuges proposa le littoral d’Enfidha. Du coup, Ennahdha, se plaçant plus bas que Ben Ali dans l’échelle infâme de l’inféodation, a noirci son casier judiciaire avant même l’avènement de son gouvernement en décembre 2011.

 

Pour ces mamelouks, ces étrangers qui nous gouvernent et qui ont débarqué des péniches de la servilité un 14 janvier 2011, si la souveraineté nationale n’est qu’une monnaie d’échange comme dans le cas du port d’Errimel , les dégâts environnementaux et humains générés par l’activité destructrice des multinationales ne s’élèvent même pas au rang de dommages collatéraux.

 

Bien au contraire, avec le zèle des laquais, les nahdhaouis déroulent le tapis rouge en prenant aux frais du cotoyen tunisien aussi bien les coûts sociaux et environnementaux que les coûts des infrastructures nécessaires pour rendre de tels projets opérationnels. On l’a observé par exemple lors de la construction de l’aéroport d’Enfidha pour qui l’Etat tunisien a été obligé de construire à sa charge les voies de desserte et divers ouvrages d’infrastructure en dehors de l’emprise du projet.,

 

 

S’agissant d’une même technique financière, Il en sera de même pour les projets accaparés par la holding qatarie, avec cette différence que c’est l’émirat-holding qui se charge de lever les fonds nécessaires pour la réalisation de ses propres projets sous forme de prêt à l’Etat tunisien !

 

Et le comble ces prêts sont assortis de conditions draconiennes à la limite de l’usure. C’est ainsi que le Qatar a acheté pour $500 millions USD en bons de trésor tunisiens sur 5 ans remboursables en une seule fois ( !) à un taux d’intérêt annuel de 2,5%, payable annuellement.

 

« Le valet du diable fait plus qu’on ne lui demande ». Si dans le cas du projet Bizerta Deep Water Port le coût de l’inféodation serait en partie représenté par la disparition de la forêt d’Errimel après le prélèvement de 3 000 hectares nécessaires à la zone logistique attenante à ce port, pour le gaz de schiste le prix de l’inféodation représentera trois Gouvernorats qu’il faudra rayer de la carte de la Tunisie utile.

 

Le Ministre Chakhari, Voix de Son Maitre et Valet Du Diable, persistera à rassurer et assurer à qui veut l’entendre que « les techniques d’exploitation de ce gaz ne seront pas dangereuses dans tous les cas ».

 

Dahi Saber

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 09:14

RASSEMBLEMENT POUR LA REGULARISATION

DE TOUS LES SANS PAPIER

UN TOIT C'EST UN DROIT

à l'appel de RESF

VENDREDI 1er FEVRIER 2013

DEVANT LA MAISON DE LA CULTURE

à Clermont Ferrand

 

 

RESF tiendra également un stand pendant le festival du court métrage. Profitez d'une pause entre 2 séances pour venir  rencontrer RESF et  apporter votre soutien aux demandeurs d'asile et sans papiers.

 

tract-RESF-ouverture-festival.png

 

 

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 07:20

MANIFESTATION JOYEUSE PREVUE

 DANS LE CADRE DU FESTIVAL DU COURT METRAGE

 

rerubon80.jpgprésentation de "L'Europe des bagnards sous le joug de la troïka"

qui met en scène la domination du FMI (Fonds Monétaire International), de la BCE (Banque Centrale Européenne) et de la CE (Commission Européenne)

 

 

 

 

 

proposé par le comité ATTAC 63

à Clermont-Ferrant

SAMEDI 2 FEVRIER 2013

à 15h00

à la maison de la culture

 

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 12:42

Les personnels de la SNCF de la vente et de l'escale de la région Auvergne ont continué leur mobilisation pour empêcher la suppression de 14 postes de guichetier(e)s et personnel d'accueil en gare.

 

Deux journées de mobilisation ont déjà eu lieu le 21 décembre 2012 et le 14 janvier 2013.

 

Une journée de grève a eu lieu le 29 janvier à l'appel de l'intersyndical(CGT,CFDT,UNSA,SUD), journée bien suivi.(voir article de la montagne)

 

Ils ont décidé d'interpeller  le directeur lors de la séance plénière du comité d'entreprise régional de la SNCF.

 

 

Le directeur a campé sur ses positions en défendant la suppression de ces postes par nécessité économique ce qui est un leurre. La mobilisation devra continuer et s'amplifier pour réussir à maintenir ses postes .

 

Le NPA soutien les revendications des salariés(voir tract ci-dessous):

 

 

tract-cheminot.png

Le NPA exige l'embauche  de salariés  en nombre nécessaire et formées pour assurer les chantiers en toute sécurité 

 

Le NPA défend un service public d'accueil et de transport de qualité et accessible pour tous,

 

Le NPA défend le maintien des petites gares utile pour permettre le désenclavement et le développement des territoires ruraux. 

 

 

 

 

 

Une mobilisation massive a déjà eu lieu le 21 décembre 2012 pour empêcher la suppression de 14 emploi de guichetiers dans la région Auvergne

 

 

LA PROCHAINE MOBILISATION AURA LIEU

à l'appel de l'intersyndicale CGT,CFDT,SUD RAIL,UNSA

RASSEMBLEMENT CLERMONT FERRAND

14 JANVIER 2013 

à 9H00

devant la bibliothèque du CE de la SNCF (côté parking Anatole France)

 

 

 

LE NPA soutien la mobilisation et l'action des agents de la SNCF.

LE NPA exige l'arrêt des suppressions d'emplois à la SNCF.

LE NPA défend un service public des transports gratuits et accessible à tous.

 

 

Voir ci- dessous le tract d'appel de l'intersyndicale :

 

 

14-janvier-2013.png

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 17:21

La semaine dernière, les enseignantEs parisienNEs ont connu une journée historique avec 90 % des personnels en grève. Ce gouvernement se veut le champion de la concertation, mais sa réforme imposée par en haut et sur fond d’économies, a provoquée une première manifestation massive.

 

Jeudi 31, l’ensemble de la fonction publique est appelée à faire grève par la CGT, Solidaires et la FSU.

FP tract

 

JEUDI 31 JANVIER 2013

MANIFESTATION

à l'appel de la CGT,FSU et SOLIDAIRES

10H00 Place Delille

à Clermont Ferrand

 

 

 

Pour le NPA, cette première étape doit être la plus massive possible afin de dénoncer l’austérité de gauche qui tape sur les salariéEs de la fonction publique et détruits les services publics, pour obliger le gouvernement à créer les postes nécessaires et pour revendiquer la suppression du jour de carence que la droite a imposé aux fonctionnaires.

 

« TOUS ENSEMBLE »,

C’EST POSSIBLE…

ET C'EST MAINTENANT !

 

Public, privé : même combat !

 

Licenciements et suppression d’emplois, austérité… toutes ces attaques rendent de plus en plus nécessaire une mobilisation des salariéEs du public et du privé toutes et tous ensemble.

 

Les grandes confédérations syndicales n’impulsent aucune action d’envergure nationale et interprofessionnelle. Le dialogue social à froid, les négociations avec les patrons sans rapport de force ne peuvent déboucher que sur la catastrophe comme le montre l’accord sur la compétitivité qui détruit le code du travail et les droits des salariés.

 

Pour changer la donne, nous avons besoin de toutes nos forces pour nous opposer à la politique du gouvernement et du patronat.

 

C’est une question de solidarité, c’est aussi une question d’efficacité.

 

Construire et réussir cette coordination et cette convergence,

c’est nécessaire, c’est possible… et c’est maintenant !

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 09:20
 
logo vertical rougeTRACT HEBDOMADAIRE DU NPA
DU 23 JANVIER 2013
 
A en croire le gouvernement comme les médias aux ordres, l’intervention militaire française au Mali n’aurait d’autre but que de combattre le terrorisme et les groupes islamistes qui veulent s’imposer à la population.
 
François Hollande justifie sa guerre en reprenant le même discours que Bush pour justifier la guerre en Irak ou celle d’Afghanistan. Au Mali comme en Irak ou en Afghanistan, le terrorisme n’est qu’un prétexte.
 
Comme en Afghanistan, la guerre engagée pour le compte des grandes puissances occidentales ne pourra que donner de nouvelles armes aux groupes terroristes islamistes, aggraver l’instabilité politique de la région du Sahel comme les souffrances des populations.
 
La dramatique et sanglante issue de la prise d’otage en Algérie en est une cruelle démonstration.
 
Offensive contre les peuples
 
« L’objectif, c’est la reconquête totale» a déclaré Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Mais la reconquête pourquoi et au profit de qui ? Cette guerre s’inscrit dans la continuité de la politique et des interventions militaire de la France, vieille puissance coloniale et gendarme de l’Afrique.
 
Elle renforce les dispositifs militaires mis en place au Tchad, au Burkina Faso ou en en Mauritanie L’occupation du Nord du Mali par les groupes armés islamistes est la conséquence de l’intervention sous l’égide de l’Otan en Libye. La crise malienne provient, avant tout, de l’impasse économique et sociale des politiques libérales imposées par l’impérialisme qui ruinent le développement et condamnent les peuples à la misère.
 
La guerre engagée par Hollande répond auxintérêts géostratégiques et économiques des multinationales qui, ici, mènent leur guerre sociale contre le monde du travail.
 
Non à l’union nationale
 
Au parlement, tous les partis se sont, d’une façon ou d’une autre, ralliés à Hollande. Jean-Marc Ayrault a salué "l’esprit de responsabilité dont toutes les forces politiques ont témoigné depuis le 11 janvier". Jean-François Copé lui a fait écho : "l’esprit d’union nationale doit s’imposer à tous".
 
"Le rôle d'un responsable politique, c'est de penser à l'intérêt de la France et des Français" selon Marine Le Pen qui a jugé « légitime » l’intervention. A gauche aussi, même discours.
 
La gauche parlementaire, Europe-écologie- les Verts, le Front de Gauche, n’ont pas osé contester le bien-fondé de l’intervention et dénoncer ses véritables objectifs.
Cette guerre, ce gouvernement ne sont pas les nôtres
 
Les travailleurs, toute la population n’ont, eux, aucune raison d’être solidaires du gouvernement et de ceux dont il sert les intérêts, ici comme dans cette sale guerre. La nouvelle aventure militaire dans laquelle il engloutit des millions d’euros ne défend en rien les intérêts des populations déshéritées du Mali.
A leur union nationale, nous opposons la solidarité des travailleurs et des peuples, par-delà les frontières. Le peuple Malien a besoin de développement, de dignité et de prospérité, pas de bombes et de servitude. C’est à lui de décider librement de son sort.
 
Hors du Mali les troupes françaises !
 
 
TRIBUNE DE CHRISTINE POUPIN,
OLIVIER BESANCENOT, PHILIPPE POUTOU
MEMBRE DE LA DIRECTION DU NPA
PARUE DANS LIBERATION LE 18 JANVIER 2013

Nous, opposants à la guerre française.
 
Monsieur Hollande, lors d’un point presse, le 15 janvier dernier, vous avez déclaré : « Qu’allons nous faire des terroristes ? Les détruire ! ». Déclaration choc, violente, et guerrière, qui rappellerait presque les intonations de Vladimir Poutine. Déclaration également quelque peu imprudente par son côté péremptoire. Car, au jeu de l’escalade verbale, les faits, eux, suivent un engrenage où, hélas, fréquemment les otages s’additionnent aux otages. La tragique prise d’otages qui s’est déroulé sur le site gazier de Tigantourine, en Algérie, qui nous révolte tous, en a donné, durant son dénouement, la dramatique illustration.
 
Alors qu’avez vous voulu prouver en utilisant ces mots ? Que vous étiez aussi chef des armées, chef de guerre. Et surtout, que vous assumiez entièrement la guerre au Mali. Comme c’est attristant de constater que le rare domaine où vous ne vous autorisez pas d’hésitations, soit celui de la guerre. Dans la plus grande tradition, vous emboîtez joyeusement le pas de vos prédécesseurs. Qu’on se le dise, vous aussi, postulez à la stature de président de la Françafrique (France « A fric » pour reprendre l’expression de l’association Survie). Comme c’est consternant de se retrancher, comme à l’accoutumée, derrière des raisons humanitaires - qui ne se rappellent à vous que selon les circonstances - pour masquer à l’opinion les vrais intérêts colonialistes que la France défend dans ce conflit. Alors, oui, Monsieur Hollande, dans le nord du Mali, des fanatiques religieux cherchent à imposer un régime odieux à la population malienne. Et oui, il y a des raisons de s’en émouvoir et de se sentir solidaires du peuple malien. La seule question qui vaille alors est de savoir si votre intervention militaire, menée en solo, risque d’améliorer ou d’aggraver la situation. Poser cette seule question dérange. Et pour cause. Les premiers applaudissements, rituel des débuts de guerre, qui ont salué votre initiative, s’estompent rapidement et le murmure des premiers doutes s’installe déjà. Aurions-nous, sur ce sujet aussi, perdu la mémoire de notre histoire récente ? Les différentes interventions militaires étrangères de ce type, qui se sont succédées ces 20 dernières années, en Irak, Afghanistan, Somalie, Libye, ont débouché sur une situation politique ingérable, chaotique, et le plus souvent sur une guerre civile doublée d’une catastrophe humanitaire. Car le décompte lugubre des milliers de morts ne s’arrête pas au cessez-le feu décrété par les puissances occidentales ; Il déroule inlassablement son lot de nouvelles victimes, énoncé en quelques secondes seulement durant nos journaux télévisés du soir. Au final, ces guerres qui prétendaient stopper, voire « détruire » le terrorisme, n’ont fait que renforcer bien souvent la position des plus déterminés, des plus extrémistes, et des plus radicaux d’entre eux. Quant à la défense du droit des femmes, qui oserait dire qu’elle s’est améliorée ? Et où ? En Irak, Afghanistan, Somalie, Libye ?
 
Monsieur Hollande, le monde politique vous tresse maintenant des lauriers. De quoi se sentir porté par cet élan d’union nationale probablement recherché. Au point d’en perdre un peu le sens des proportions. Vous êtes vous seulement rendu compte du ridicule de la situation lorsque, sans rire, vous êtes arrivé paré de votre nouvel accoutrement de chevalier universel de la démocratie, arborant fièrement vos belles valeurs - les droits de l’homme, des femmes, la lutte implacable contre l’obscurantisme religieux - pour faire le point sur cette guerre, durant une conférence de presse tenue… aux Emirats arabes unis ? Là-bas, la législation s’applique selon la « charia », et fait encourir la lapidation pour adultère, blasphème ou homosexualité. Mais, qu’importe. La délégation du CAC 40 est sortie repue, gavée de juteux contrats. Et nous voulons tous croire que le sommet sur la défense de l’environnement, sponsorisé par Total et Exon a du tenir des propos percutants et plein de bon sens. Malheureusement, un sujet a cependant empoisonné vos entretiens : s’entendre enfin sur un prix avec la présidence des Emirats afin de vendre 6O avions Rafale. Le groupe Dassault le sait bien : faire la guerre, c’est un métier.
 
Aux Emirats arabes unis, comme au Mali, vous suivez inexorablement votre mission : assurer le bon commerce de la France. Nous découvrons donc que le Sahel n’est pas qu’un désert mais qu’il est le confluent géostratégique de nombreux échanges, licites comme illicites. Il est aussi la clé d’entrée frontalière fragile qui donne accès à des zones que la France tient à sécuriser, en premier lieu les mines d’uranium qu’exploite au Niger Areva, fleuron français de l’industrie nucléaire. Vous n’êtes pas un héros désintéressé dans cette guerre. Ni un pompier volontaire qui serait venu éteindre un feu qui, rappelons-le, a été entretenu sciemment ces dernières années par tous les gouvernements français qui se sont succédés depuis le début des années 1980. En effet, les politiques libérales, les plans d’ajustements structurels, liés à la dette malienne, dont le remboursement intéresse particulièrement la France, ont désagrégé la société, la privant de ses services publics, de ses industries, et de ses entreprises de services... L’état s’est délité, au point de quasiment disparaître dans le nord du Mali. En outre, les récents événements sont directement liés à la guerre en Libye. Or, l’intervention militaire française en Libye n’a pas consisté à livrer gracieusement des armes à la révolution légitime du peuple libyen. La France est intervenue militairement en tant que puissance extérieure pour rappeler au futur pouvoir toute sa dépendance, et espérer autant de gestes en retour, notamment sur le marché pétrolier. Il a dépossédé par là même la révolution libyenne de la possibilité de s’approprier politiquement le contrôle des régions prises militairement. Ainsi, la région du Sahel a été brutalement déstabilisée et a libéré un afflux de combattants surarmés dans leur pays d’origine, notamment au Mali. Enfin, vous êtes bien placé pour savoir que l’Etat français n’a pas vu d’un bon œil la destitution en mars 2012 du régime corrompu d’Amadou Toumani Touré, par une mutinerie militaire qui s’est transformé en coup d’état. Dès lors, la France n’a eu de cesse de priver l’armée malienne de ses propres appuis logistiques. La Cédéao, dirigée par Alassane Ouattara, qui doit beaucoup à la France pour son accession au pouvoir en Côte-d’Ivoire en 2011, a ainsi décidé d’un embargo, l’été dernier, sur des armes pourtant destinées aux militaires maliens, en bloquant des blindés, des munitions, des armes lourdes dans les ports de Dakar au Sénégal, et de Conakry en Guinée. Se défendre seul devient nécessairement plus compliqué.
 
Monsieur Hollande, le destin des maliens appartient aux maliens. Et si une guerre est à mener, ce n’est sûrement pas à la France de s'autoproclamer sauveur au Mali. Le paternalisme français en Afrique n’a que trop duré. En France, l’Etat s’intéressait jusqu’alors aux Maliens surtout pour les expulser. Cette France-là serait soudainement touchée par les plus sincères sentiments humanitaires ? Cette France qui n’arrive même pas à reconnaître sa responsabilité dans le génocide Tutsi qui s’est déroulé au Rwanda en 1994. Ne privons pas le peuple malien d’une solution politique que des voix réclament là bas avec insistance : le député Oumar Mariko de l’organisation Sadi (Solidarités, Afrique, démocratie, indépendance), par exemple, ou l’ancienne ministre Aminata Traoré, qui a lancé, il y a plusieurs mois, un manifeste contre cette guerre au nom du droit des femmes. Car la société civile, syndicale et politique est une réalité incontournable au Mali. En France, l’union nationale, au-delà des doutes exprimés sur le mandat français ou le peu de débat parlementaire, semble avoir contaminé quasiment tous les partis. A de trop rares exceptions près. Le meilleur moyen d’aider le peuple malien à mener son combat contre l’obscurantisme religieux, Monsieur Hollande, c’est que l'État français cesse de parler au nom des autres.
 
 
 
VOIR INTERVIEW D'OLIVIER BESANCENOT
SUR CANAL + AU GRAND JOURNAL
DU 22 JANVIER 2013
 
 
 
 
 
 
DOSSIER D'INFORMATION DE L'ASSOCIATION SURVIE
 SUR LES ZONES D'OMBRE DE L'INTERVENTION FRANCAISE
Elément de  contexte et de situation
 
Association SURVIE :
 
L’association (loi 1901) Survie a trois objectifs principaux : ramener à la raison démocratique la politique de la France en Afrique (lutte contre la Françafrique et le néocolonialisme), combattre la banalisation du génocide et réinventer la solidarité internationale par la promotion des Biens Publics mondiaux

.(lire la suite)
survie.png
Voir le dossier ICI
 
 
 
 
 
 
 
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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 18:41

RASSEMBLEMENT ET MANIFESTATION

SAMEDI 26 JANVIER 2013

14H00 Place de Jaude- Clermont-Ferrand

POUR L'EGALITE POUR TOUS

à l'initiative du collectif égalité maintenant

(Association de lutte contre l'homophobie par l'éducation au respect de tous,Association des parents gays et lesbiens,Agile,David et Jonathan, Homosexualités et socialisme,Osez le féminisme 63, Aides Auvergne)

 

Le NPA appelle l'ensemble de ses militants et sympathisants à participer à ce rassemblement pour l'égalité pour tous.

 

Voir ci-dessous le tract du NPA daté du 15 janvier 2013

 

tract--egalite-pour-tous.png

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 19:55

logo vertical rougeCOMMUNIQUE DE PRESSE DU NPA

MERCREDI 23 JANVIER 2013

 

Après plus de 28 ans de détention, l'Etat français s'acharne contre le militant communiste libanais Georges Abdallah. Alors que le 24 novembre, la cours spéciale "antiterroriste" avait décidé sa libération, assortie d'une mesure d'expulsion vers le Liban, un appel du parquet, sous ordre du ministère de la justice et du gouvernement tentait une première entrave à l'exécution de cette décision.

 

Le 14 janvier, cet appel ayant été rejeté, une ultime audience ne devant fixer que les modalités de l'expulsion se trouvait dans l'impossibilité de statuer en l'absence de signature d'un arrêté du ministre de l'intérieur Manuel Valls. Du jamais vu ! Pour faire bonne mesure, le parquet aux ordres de Taubira s'est d'ores et déjà pourvu en cassation afin de rendre impossible toute libération.

 

Georges Abdallah n'a jamais renié son engagement anti-impérialiste. Aujourd'hui, il est au Liban un symbole de la résistance pour une grande partie du peuple libanais qui a subi dans sa chair deux occupations de l'armée israélienne. C'est la raison pour laquelle depuis dix jours l'ambassade de France à Beyrouth est la cible de manifestations et qu'un campement protestataire permanent à été installé devant ses portes. C'est la raison qui a conduite à la fermeture des centres culturels français au Liban.

 

En Palestine, plusieurs manifestations allant dans le même sens se sont déroulées à Gaza et à Ramallah. Le gouvernement français tente, sans succès, d'intimider le mouvement de soutien qui se développe ici aussi. Samedi 19 janvier un rassemblement à Paris a été réprimé, 45 personnes ont été arrêtées et un militant connu des services de police pour son engagement dans le soutien à Georges Abdallah a été mis en garde à vue et inculpé d'incitation à une manifestation non autorisée.

 

Les personnes arrêtées ont même été invitées - sans succès - à se désolidariser des organisateurs. C'en est assez ! Le NPA invite les forces progressistes, à gauche du Parti Socialiste, à amplifier la campagne pour la libération de Georges Abdallah, et à dénoncer les pressions exercées sur ses soutiens.

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 10:23

manu-6-negos-medef538_preview.jpgDans la continuité du « pacte de compétitivité » et du cadeau de 20 milliards d’euros au patronat, le gouvernement a fait de l’accord pour « un nouveau modèle économique et social », signé vendredi 11 janvier par le Medef et trois syndicats, l’enjeu central de sa politique.

 

Encore une fois cela consiste à faire payer l’essentiel des « sacrifices » aux salariéEs.

 

Des contreparties bidon...

 

Les prétendues contreparties ne sont qu’un enfumage servant d’alibi aux syndicats signataires – CFDT, CFTC, CGC – à travers une mise en scène grossière. Le patronat au dernier moment « recule », concède une taxation partielle des CDD ne concernant ni l'intérim ni les contrats saisonniers et CDD de remplacement. L’aide à l'embauche en CDI d'un moins de 26 ans est une nouvelle exonération de cotisations permettant de compenser cette taxation.

 

La généralisation de la complémentaire santé n’est qu’une des faces de la privatisation de la protection sociale, mutuelles et assurances privées prenant la place de la Sécurité sociale. Les mesures concernant les chômeurEs, déjà en discussion dans le cadre de l’Unedic, seront encadrées par l’équilibre financier de l’assurance-chômage. Les autres contreparties ne sont que des mesurettes censées faire un contrepoids acceptable aux reculs.

 

pour un triomphe du Medef

 

Les attaques sont d’une toute autre ampleur. Tout d’abord la possibilité d’accords dits de « maintien dans l’emploi », d’une durée maximale de deux ans prévoyant une baisse de salaire et / ou une augmentation du temps de travail, en échange d'un engagement de maintien de l'emploi sur sa durée.

 

Les procédures de licenciement économique sont profondément modifiées : un accord majoritaire peut s'affranchir du droit du travail concernant le nombre de réunions, l'ordre des licenciements (placement de la « compétence professionnelle » en tête des critères de reclassement) et le contenu du plan social. La durée de la négociation est préfixée et il est possible d'engager les reclassements internes avant la fin de la procédure. L'accord doit être contesté dans les trois mois et le salarié n’a qu’un an pour contester son licenciement.

 

À défaut d’accord, le plan social est soumis pour avis au CE et transmis pour homologation à l'administration dont le délai de réponse est strictement fixé (maximum de 4 mois à partir de 250 licenciements) et dont le silence vaut acceptation. La contestation doit être formée dans un délai de trois mois et le refus d’avis du CE vaut avis négatif. Le délai est d’un an pour la contestation du motif de licenciement ou le non-respect par l'employeur de ses obligations.

 

Les entreprises qui lancent une réorganisation assortie de mobilité interne sans licenciement n'ont plus à engager une procédure de plan social mais une négociation sur « les conditions de mobilité professionnelle ou géographique interne », portant notamment sur des mesures d'accompagnement.

 

En cas de refus, le salarié ne bénéficie pas des mesures de reclassement prévues lors d'un licenciement économique, car celui-ci est considéré comme ayant un motif personnel. Alors qu’actuellement il faut un accord de branche pour des contrats de travail intermittents, cette possibilité sera librement ouverte aux entreprises.

 

Enfin, quelques autres entourloupes : lorsque l’effectif d'une entreprise passera les seuils de 10 ou 49 salariés, elle aura un an pour mettre en œuvre les obligations légales. Les recours à l’expertise pour plusieurs CHSCT devront être regroupés, et les frais d’expertises, fixés par barème, seront imputables aux comités d'entreprise.


Les irrégularités de forme ou de procédure ne devront pas être un obstacle à la validité des licenciements et les transactions dans les procédures prud’homales plafonnées (14 mois de salaires au-delà de 25 ans d’ancienneté) et sans recours.

 

Partir des résistances pour une contre-offensive

 

Il s’agit là d’un véritable bouleversement du Code du travail, avec la prédominance d’une légalité soumise aux rapports de forces au niveau de l’entreprise et du rapport individualisé employeur-salariéE. La signature de syndicats en fait minoritaires – CGC, CFTC et CFDT représentent environ seulement 1/3 des salariéEs contre près de 50 % pour la CGT et FO – ne rend évidemment pas légitime un tel accord. La participation ambiguë de la CGT (et de FO) à cette négociation à froid a bien sûr rendu la contre-mobilisation difficile.

 

Les luttes de ceux d’Arcelor, de Virgin, de PSA, de Goodyear, de Sanofi et bien d’autres portent d’autres espoirs, d’autres revendications : interdiction des licenciements, expropriation des licencieurs, réduction du temps de travail.

 

Robert Pelletier

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