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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 19:56

402_image_preview.jpgAnnoncée vendredi 11 janvier 2013 par Hollande lui-même, l'intervention militaire française au Mali n'a que peu de chose à voir avec les intérêts du peuple malien.

 

Quelques jours après avoir rompu le ­cessez-le-feu, Ansar Dine et ses alliés du Mujao (Mouvement pour l’unicité du Djihad en Afrique de l’Ouest), AQMI (Al Qaïda au Maghreb islamique), renforcé par des militants nigérians de la secte islamique Boko Haram, tentaient de s’emparer de la commune de Konna. Ainsi, 800 à 900 combattants répartis en deux colonnes différentes dans des dizaines de véhicules convergeaient vers cette localité.

 

Difficile de comprendre les motivations des islamistes. Soit gagner des territoires pour renforcer leur position lors d’éventuelles reprises de négociations, soit tenter, après Konna, de s’emparer de kilomètres de la grande ville de Mopti, ce qui aurait ainsi très fortement entravé le déploiement prochain des troupes de la Cedeao (le regroupement des pays de l’Afrique de l’Ouest).

 

Malgré ces tentatives réelles de résister, l’armée malienne a dû reculer devant la puissance de feu des djihadistes. L’armée française est intervenue notamment par des frappes aériennes de Mirage 2 000 D basés à Ndjamena et des hélicoptères. En France, du PS à l’extrême droite, s’est créé un consensus pour approuver cette opération baptisée Serval, la deuxième depuis deux ans. La première fut la tentative de libérer Michel Germaneau et d’empêcher une attaque d’AQMI en Mauritanie qui s’est transformée en fiasco avec assassinat de l’otage français.

 

La responsabilité de la France dans la crise malienne

 

La crise malienne vient de trois facteurs qui se sont combinés. L’affaiblissement – voire au Nord la disparition de l’État malien – du fait des politiques initiées depuis les année 80 suite à la crise de la dette, politiques d’ajustement structurel qui continuent et n’ont pas seulement déstructuré les services sociaux mais aussi liquidé les quelques industries et entreprises de service maliennes et augmenté le chômage et la misère. La chute brutale de Kadhafi en Libye a supprimé pour le Sahel un espace de médiation dans les crises récurrentes touarègues et engendré un afflux de combattants surarmés revenant dans leur pays d’origine, notamment au Mali. Enfin, troisième facteur et non des moindres, la corruption du clan de la présidence de la République. Il est fort probable qu’Amadou Toumani Touré (ATT), comme d’ailleurs d’autres généraux maliens, avait un intérêt financier dans les différents trafics du nord du pays orchestrés par des contrebandiers et les islamistes.

 

Dans cette crise, la France a une énorme responsabilité puisqu’elle a appuyé les politiques libérales, dirigé l’intervention en Libye et soutenu ATT. D’autant que, suite au coup d’État qui a fait tomber ATT tel un fruit trop mûr, la diplomatie française de Sarkozy puis de Hollande n’a pas varié d’un iota. À travers la Cedeao, elle a remis en selle les caciques de l’ancien régime qui ont conduit le pays à la catastrophe.

 

Une gestion militaire lourde de dangers

 

L’offensive des djihadistes va permettre au régime de Bamako – dont la légitimité sur le plan constitutionnel est douteuse et sur le plan populaire loin d’être avérée – de décréter l’état d’urgence sur l’ensemble du pays et ainsi pouvoir interdire toute manifestation de la gauche et des organisations populaires.

 

Quant à la France, elle peut désormais s’installer officiellement au Mali. Le fait de donner un nom à cette opération militaire tend à montrer qu’elle s’installe dans la durée, d’autant que François Hollande lui-même indique qu’elle « prendra le temps nécessaire ». De plus, les objectifs de cette intervention, définis par Jean-Yves Le Drian ministre de la Défense, sont plutôt flous : « contrer l'offensive des groupes djihadistes, empêcher ces groupes de nuire, assurer la sécurité de nos ressortissants, notamment européens » et permettent toutes les interprétations possibles.

 

La libération du nord Mali est un impératif, et les populations qui vivent sous le joug de ces « bandits qui se sont déguisés en musulmans » – pour reprendre l’expression d’une habitante de Tombouctou – sont de fait prisonnières. Mais cette libération ne pourra se faire sans une refondation politique du pays. La région nord Mali connaît un nombre d’armes impressionnant, certains membres des communautés comme les Songhaï, les Peul ou les Bellah ont créé des milices comme Ganda Iso (fils de la terre en langue songhaï) avec la volonté d’en découdre avec les Touaregs, les Maures et les Arabes. L'intervention des troupes étrangères, dont les troupes françaises, menace d'enfoncer le pays dans une grave crise politique et humanitaire.

 

Ici, les travailleurs, la population n'ont aucune raison d'être solidaires de cette guerre qui, pas plus que l'intervention en Afghanistan, ne libérera les populations et n'a d'autre visée que la défense des intérêts des multinationales françaises en Afrique.

 

Nous ne serons pas de l'union nationale qui se fait derrière Hollande et l'intervention militaire.

 

Paul Martial

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 13:12

DOCUMENTAIRE ET DEBAT SUR LES GAZ DE SCHISTE

PROJECTION DU FILM LA MALEDICTION DU GAZ DE SCHISTE

MARDI 29 JANVIER 2013 

20H50 SUR ARTE à la télévision

 

 

 

 malediction-gaz-de-schiste.png

 

"La malédiction du gaz de schiste",

nouveau documentaire choc sur ARTE

 

De la Pologne à la Pennsylvanie, lech kowalski met au jour le fossé entre le discours des industriels et la réalité de l'exploitation du gaz de schiste. un film coup de poing.

 

Zamosc, en Pologne orientale : "au hasard d'un tournage dans cette région rurale, Lech Kowalski rencontre en 2009 des paysans sur les terres desquels de grandes firmes américaines ont commencé à prospecter pour extraire du gaz de schiste. Fissures dans les murs des fermes, pollution des eaux, bulldozers investissant des champs à quelques dizaines de mètres des habitations... Les villageois sont inquiets. Or cette situation locale n'a rien d'anecdotique et témoigne d'un phénomène qui menace aujourd'hui toute la planète. Bradford County, aux États-Unis, est au gaz de schiste ce que l'Arabie Saoudite est au pétrole. Mais on est loin de l'image idyllique d'une “énergie non conventionnelle” propre et d'exploitation aisée que veulent donner les industriels. Dans ce petit comté du nord-est des États-Unis, le réalisateur filme des paysages dévastés et l'épuisement physique et psychologique des habitants..."

 

Combat inégal

 

Cinéaste underground, passionné par les groupes à la marge (les SDF dans Rock soup, les punks dans Born to lose) et les grandes tragédies de l'histoire européenne (Hitler's highway), Lech Kowalski s'aventure ici dans les profondeurs de la campagne polonaise. Il dépeint le combat inégal de petites gens victimes de contrats léonins, pour la sauvegarde de leurs villages, de leurs maisons, de leurs exploitations agricoles, de leur eau et de leur santé et qui remportent quelques victoires inattendues. L'enjeu est de taille : la Pologne voit dans cette énergie nouvelle une promesse d'indépendance vis-à-vis du gaz russe. Ce documentaire constitue une mine d'informations sur les pratiques des compagnies de forage et sur les conséquences de cette exploitation sur la vie quotidienne des Européens.

 

Ci-dessous l'interview du réalisateur

 

En Pologne, un village se mobilise contre le gaz de schiste jusqu'à faire vaciller sur son socle un géant américain de l'énergie ; Le réalisateur Lech Kowalski revient sur son documentaire qui fait entendre la voix des petits agriculteurs, premières victimes.

 

Pourquoi vous intéressez-vous au gaz de schiste ?

 

Lech Kowalski : "Depuis deux ans, je m'intéresse aux problèmes rencontrés par les petits agriculteurs, notamment dans la partie orientale de la Pologne, à la frontière avec l'Ukraine. Dans cette zone envahie par l'agriculture intensive, ces petits fermiers pratiquent une agriculture traditionnelle. Ce ne sont pas pour autant des paysans d'un autre temps. Ils sont très bien éduqués, certains sont allés à l'université. Pendant que je les filmais, nous avons découvert que des opérations d'exploration de gaz de schiste allaient commencer dans leurs champs, sous l'égide du géant américain Chevron. Pour les petits fermiers l'impact est énorme. J'ai souhaité faire entendre leur point de vue."

 

Quels sont les premiers dangers que fait courir l'extraction du gaz de schiste pour les agriculteurs ?

 

"En Pennsylvanie, où j'ai tourné, l'eau des puits est empoisonnée depuis le début des forages en 2007. Pour un agriculteur, l'eau est une ressource essentielle. Le lien entre l'eau souillée et les maladies dont souffrent les habitants, notamment cancers du foie ou de la rate, diarrhées, etc., est difficile à prouver. Mais dans dix ou quinze ans, le lien entre les maladies et l'extraction du gaz de schiste sera probablement avéré."

 

Qu'avez-vous plus particulièrement appris en réalisant ce film ?

 

"Tout d'abord que quand les gens croient vraiment à un idéal, ils trouvent les moyens de lutter. Ces fermiers polonais croient vraiment en leur terre, en leur mode de vie. Ils refusent que tout cela soit détruit. Ils ont cette foi incroyable pour continuer à se battre même si les politiques et les médias sont du côté de Chevron. J'ai aussi été surpris par le degré apocalyptique des destructions engendrées par les compagnies gazières en Pennsylvanie. Elles agissent en masse et le plus vite possible. Selon moi, il s'agit d'une nouvelle forme de guerre menée contre les citoyens. Une guerre civile où les compagnies ont davantage de pouvoir que les gouvernements. Elles ont les lois pour elles. L'objectif est de faire un maximum de profits. Les citoyens ne sont plus que de simples consommateurs. Voilà la nouvelle réalité dans laquelle nous vivons. C'est le contraire de la civilisation. Les fermiers qui sont en premier affectés par ce problème ont plus de connaissances sur le sujet que bien des petits bourgeois intellectuels dans les grandes villes. Eux sont en première ligne et agissent."

 

Ils gagnent même des batailles...

 

"Tout à fait. Chevron a décidé de se retirer de la petite commune de Zurawlow où les habitants se sont mobilisés. Les raisons n'en sont pas très claires. Les responsables de Chevron ont toujours refusé de nous rencontrer, moi ou les agriculteurs, et m'ont toujours empêché de filmer sur leurs sites. Mais à coup sûr, ils ont eu peur de la mauvaise publicité. Ces agriculteurs polonais, une trentaine de familles, sont les premiers au monde à avoir lutté contre le gaz de schiste. Et ils ont gagné. Peut-être ont-ils été chanceux... Mais le fait est qu'on peut gagner. Cela n'empêche pas Chevron de construire des puits de forage dans d'autres villages. Chaque jour un peu plus, ces compagnies détruisent les communautés, que ce soit aux États-Unis, en Pologne ou ailleurs. Seuls les plus forts continueront à se battre."

 

Néanmoins, êtes-vous optimiste pour l'avenir ?

 

"Je pense qu'aux États-Unis, le mal est fait. Du moins en Pennsylvanie. Il faut savoir qu'en Amérique, à l'inverse de l'Europe, quand un agriculteur vend sa terre, il en vend aussi le sous-sol, qui n'appartient pas à l'État. Il touche ensuite un pourcentage sur les profits gaziers. L'Europe a sans doute plus d'opportunités d'arrêter ces compagnies et cela est dû à la manière même dont elle est structurée. Mais il faut que les législateurs soient fermes sur leur position et luttent contre les lobbies. Aux États-Unis, l'extraction du gaz de schiste ne fait que commencer et le pays se balkanise. Dans certains États, les forages seront autorisés et dans d'autres ils ne le seront pas, comme dans l'État de New York où les citoyens ne désarment pas."

 

Propos recueillis et traduits de l'anglais par Laure Naimski

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 08:10

Folie-20Image.jpg

 

 

 

Dans le cadre du cycle LA FOLIE A L'IMAGE organisé avec le groupe Humapsy de l'UPC 63 - les Amis du Temps des Cerises - Brut de Béton - le Collectif Parce qu'on est là - la LDH.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PROJECTION DU FILM CHRONIQUE D'UN ASILE

ET DEBAT DÉBAT ANIMÉ PAR Alain FROBERT -

Formateur à l'IFSI de Vichy

sur le thème

"HÔPITAUX PSYCHIATRIQUES: CONSTRUCTION..DÉCONSTRUCTION…"

LUNDI 14 JANVIER 2013 à 20H30

au cinéma le RIO à Clermont Ferrand

  adresse rio

 

 

DOCUMENTAIRE CHRONIQUE D'UN ASILE

 

 

Documentaire de Jean-Pierre Vedel (France 2005 couleurs 52mn)

 

 

La fermeture partielle d’un hôpital psychiatrique est-elle le signe que notre société est prête à vivre en bonne entente avec « ses fous » qu’hier encore elle enfermait ? À Ville Evrard, en Seine-Saint-Denis, un hôpital psychiatrique va se délocaliser ; la majorité des patients vont pouvoir ainsi se rapprocher de leur ville d’origine et de leur famille. De nouveaux bâtiments sont en cours de construction à Aubervilliers pour les recevoir ; une unité de soins dans la ville.

 

Comment la perspective d’un tel bouleversement est-elle vécue par les patients et le personnel soignant ?

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 08:05

arton3453-b8c26.jpgREUNION DE PRESENTATION DE L'OUVRAGE

« LES PLANTATIONS MICHELIN AU VIET-NAM(ed Galipote)

réunissant un texte de Tran Tu Binh :

Phu-Riêng : récit d’une révolte

et un d’Eric Panthou :

Une histoire sociale 1925-1940

à l'initiative des amis

du monde diplomatique

SAMEDI 12 JANVIER 2013

17 H00 AU CAFE LECTURE

LES AUGUSTES

5, rue Sous-les-Augustins - CLERMONT-FERRAND

 

 

 

Présentation de l’éditeur

 

Dans l’histoire de la domination française en Indochine, l’exploitation de l’hévéa demeure le symbole de l’expansion économique de la région qui a fait la fortune de nombreux colons et de grandes sociétés. Parmi elles, Michelin.

Mais la culture de l’hévéa marque aussi une des périodes noires du colonialisme par le traitement infligé au prolétariat indigène venu travailler là.

 

Or, les plantations Michelin sont, aussi bien dans la presse et les rapports des autorités de l’époque que dans la mémoire du peuple vietnamien, l’un des lieux emblématiques de cette exploitation. C’est à la découverte d’un pan méconnu de l’histoire sociale du géant du pneu à laquelle cet ouvrage vous invite à travers deux parties distinctes. Un témoignage militant, une étude historique à caractère universitaire.

 

D’abord, Phu-Riêng, la Rouge : récit d’une révolte en 1930, le témoignage très fort d’un coolie ayant travaillé de 1927 à 1930 sur la plantation Michelin de Phu-Riêng. Celui-ci décrit la dureté des conditions de vie et de travail, la violence quotidienne de l’encadrement français et les efforts des ouvriers pour s’organiser et finalement se révolter sous la direction des communistes. C’est le récit le plus célèbre sur les conditions sociales dans les plantations et aussi celui jugé le plus intègre par les historiens occidentaux. (Traduction de Carola Kaufmann et Jacques Joubert.)

 

Puis, Aux sources du particularisme des plantations Michelin au Viêt-Nam, de leur origine à 1939, une étude historique qui s’appuie sur l’analyse de nombreuses archives, et présente l’originalité des plantations Michelin. Ici, la direction clermontoise a voulu transposer ici ses méthodes de travail sans tenir compte du milieu et des hommes : méconnaissance des mœurs des ouvriers, organisation scientifique du travail inspirée de Taylor, hausse constante des rendements, pressions sur l’encadrement génératrices de violences sur les ouvriers, volonté de se démarquer des autres planteurs...En dépit des dépenses importantes réalisées ici dans le domaine sanitaire, tous ces éléments ont fait des concessions Michelin, des plantations à part, bientôt confrontées à l’émergence de luttes âpres et déterminées de la part des coolies et à la critique des autorités. Le lecteur croisera aussi la figure d’Alexandre Varenne, Gouverneur de l’Indochine au moment même où Michelin obtient ses immenses concessions...

 

Les auteurs

 

Tran Tu Binh (1907-1967) fut condamné à 5 ans de prison pour avoir dirigé la révolte de la plantation de Phu-Riêng. Il devint ensuite un haut cadre militaire et politique du Viêt-Minh puis du pouvoir communiste au Nord Viêt-Nam.

 

Éric Panthou : Prix Maitron 1994 pour son mémoire sur L’Année 1936 dans le Puy-de-Dôme, est diplômé de 3° cycle en histoire contemporaine. Bibliothécaire, il est l’auteur de plusieurs études sur Michelin et l’histoire sociale du Puy-de-Dôme.

 

 

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 07:03

L'Association des Tunisiens de Clermont-Ferrand et d'Auvergne célèbre le deuxième anniversaire de la Révolution tunisienne. Elle commémore la chute du Dictateur Ben Ali qui reste pour elle un acquis considérable pour le peuple tunisien, pour sa liberté et pour sa dignité.

 

Elle le fait cette année par une ample manifestation :

 

"La Semaine culturelle de la Tunisie"

à l'initiative de l'Association

des Tunisiens de Clermont-Ferrand et d'Auvergne

avec l'appui du Ministère tunisien de la culture,

et en partenariat avec la Ville de Clermont Ferrand,

du cinéma le Rio et de Cinéfac

du 12 au 19 janvier 2013

à Clermont Ferrand

 

-Le coup d'envoi sera donné, le samedi 12 janvier, par une animation, place de jaude : l'opération "un voeu pour la Tunisie" qui sera conclue par un lâcher de ballons aux couleurs de la Tunisie. Ceux qui le souhaitent pourront inscrire un voeu pour la Tunisie ; ils accrocheront aux ballons qui iront ensuite danser dans le ciel clermontois.

 

-Cette semaine comporte un volet cinématographique important : 9 longs métrages et de 5 courts tunisiens récents seront projetés dans diverses salles de la ville en présence d'une délégation de quatre cinéastes qui, pour l'occasion, feront le déplacement depuis la Tunisie .

 

-Le soir du lundi 14 janvier, jour anniversaire de la Révolution, se tiendra une table ronde : "La révolution tunisienne, deux ans après". Elle succèdera à la projection, en présence de son réalisateur, du film "Plus jamais peur" (un documentaire qui fait figure de référence sur le sujet) et sera animée par Lassaad Jamoussi, critique de cinéma, universitaire, militant associatif et président de la section de Sfax de la Ligue des droits de l'Homme.

 

-Notre semaine aura aussi son "moment littéraire"autour de Med Ridha Hamouda, auteur du roman "Zitoyen" (sud éditions, 2012), qui a fait le déplacement depuis Tunis pour l'occasion.

 

-Elle sera clôturée par une soirée festive et un spectacle : "les contes du printemps arabe", manière de rappeler que la Révolution tunisienne a donné le coup d'envoi au mouvement d'émancipation qui a parcouru le monde arabe. Manière aussi d'affirmer, contre la tentation du doute, notre espoir et notre optimisme quant à l'avenir de la démocratie en Tunisie.

 

 

PROGRAMME COMPLET CI-DESSOUS

 

 

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SCT-4.png 

 

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 18:34

 

logo vertical rougeCOMMUNIQUE DU NPA

DU 11 JANVIER 2013

 

Le NPA exprime son soulagement à la nouvelle de la prochaine libération du militant libanais Georges Ibrahim Abdallah ainsi que sa solidarité à sa famille et à ses proches qui l’attendent au Liban depuis 28 ans. Cette libération reste cependant suspendue à la signature d'un arrêté d'expulsion par le ministère de l'intérieur avant le 14 janvier. À cette date, le tribunal d'application des peines, statuera sur sa sortie de prison et son retour dans son pays, le Liban.

 

Libérable depuis 1999, La France et les Etats unis ont multiplié les obstacles pour empêcher sa libération. Cet acharnement envers ce militant a été une attitude constante depuis le premier jour de son incarcération pour lui faire payer son engagement politique communiste et sa solidarité qu'il a toujours exprimée à l'égard des peuples en lutte, avec le peuple palestinien tout d'abord.

 

Cette libération ne saurait effacer toutes les irrégularités de procédure, et toutes les promesses jamais tenues de l’état français. La lumière reste à faire sur un dossier qui n’honore pas ceux qui ont fait de Georges Ibrahim Abdallah le plus ancien prisonnier politique de France.

 

 

 

 

COMMUNIQUE DU COLLECTIF

POUR LA LIBERATION

DE GEORGES IBRAHIM ABDALLAH

DU 10 JANVIER 2013

 

Aujourd'hui, 10 janvier 2013, la cour d'appel de Paris a confirmé le jugement du tribunal d'application des peines du 21 novembre 2012 concernant Georges Abdallah.

 

Cette décision positive constitue une étape décisive dans le long combat judiciaire mené par Georges Abdallah pour obtenir sa libération. Celle-ci reste encore suspendue à la signature d'un arrêté d'expulsion par le ministère de l'intérieur avant le 14 janvier.

 

À cette date, Georges Abdallah comparaîtra - une ultime fois - par visioconférence devant le tribunal d'application des peines, qui statuera finalement sur sa sortie de prison et son retour dans son pays, le Liban.

 

Après plus de 28 ans de prison, Georges Abdallah va enfin pouvoir rejoindre sa famille, qui n'a pas été autorisée à le voir durant sa détention dans les prisons françaises.

 

Ces 28 ans d'emprisonnement ont reposé, rappelons-le, sur une machination politico-judiciaire reconnue depuis par certaines des plus hautes personnalités de l'État. Ces années de détention ont été prolongées par l'acharnement des gouvernements successifs, alors que Georges Abdallah était libérable depuis 1999.

 

Mais ces 28 ans de détention ne sont pas parvenus à briser la résistance de notre camarade, qui n’a jamais renié son engagement politique communiste durant ces longues années et qui n'a jamais failli dans la solidarité qu'il a toujours exprimée à l'égard des peuples en lutte, avec le peuple palestinien tout d'abord.

 

C'est cette force de résistance de Georges Abdallah qui a stimulé le mouvement de soutien exigeant sa libération, dont les manifestations se sont multipliées ces derniers temps, non seulement au Liban et partout en France, mais aussi en Belgique, en Tunisie, en Allemagne…

 

Nous sommes fiers d'avoir lutté aux côtés d’un camarade aussi digne et résolu dans son combat contre l’impérialisme et le sionisme, pour la liberté.

 

Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah (CLGIA)

Paris, le 10 janvier 2013

 

 liberonsgeorges@no-log.org - http://liberonsgeorges.over-blog.com

 

 

Pour plus d'information: Lire le rapport qui explique la situation et aussi les différentes actions de ce collectifs

 

 

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 16:09
Mercredi 9 janvier 2013 :
commémoration de la mort de Wissam
1 an déjà ...

15h Rassemblement silencieux devant le Palais de Justice Clermont-Ferrand
17h Dépôt de gerbe parking en face l'école Jean De la fontaine- La Gauthière
19h30 Projection/débat Cinéma Le Rio
 
mercredi-9-janvier-copie-1.jpg
 
 
 
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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 13:13

20331_image_preview.jpgLivrée à Madrid par le gouvernement Hollande suite à un mandat d’arrêt européen (MAE), Aurore Martin, militante de Batasuna (organisation de gauche indépendantiste interdite en Espagne et légale en France), a été libérée le 21 décembre, après avoir passé deux mois dans les geôles espagnoles pour simple délit d’opinion.

 

Sa libération était assortie d’une caution de 15 000 euros qui ont pu être collectés en quelques heures dans le Pays basque grâce à un soutien exceptionnel. C’est une forte mobilisation, continue et sans faille depuis plusieurs semaines, qui a permis cette libération conditionnelle. Aurore peut rester en France, mais doit pointer chaque mois au tribunal en Espagne, où il faut qu’elle dispose d’une domiciliation. Il reste maintenant à obtenir le non-lieu.

 

La lutte se poursuit pour l’abrogation des lois d’exception et du MAE

Malgré l’arrêt définitif de l’activité armée de l’ETA il y a maintenant plus d’un an, les États espagnol et français refusent en effet tout dialogue et maintiennent la voie répressive : le 19 décembre, le directeur de Gara, quotidien du Pays basque sud, a été inculpé pour apologie du terrorisme suite à un courrier des lecteurs rappelant la mort de deux étarras, il y a 25 ans, dans l’explosion de leur bombe. Son inculpation accompagnait celle des six auteurs du courrier. Le même jour, onze personnes étaient inculpées pour avoir exhibé des photos de presos (prisonniers politiques basques) lors d’une manifestation le 30 juin dernier à Vitoria.

 

Tel est le contexte dans lequel Herrira (organisation de soutien aux presos et réfugiés basques) appelle à une « mobilisation populaire générale » le 12 janvier à Bilbao. Plus de 100 000 manifestants sont attendus ce jour-là dans les rues de la capitale biscaïenne pour exiger, comme premier pas, le regroupement des presos au Pays basque, la libération des prisonniers gravement malades et conditionnables, et de façon générale le respect des droits des presos. Ils sont aujourd’hui plus de 600, dont 137 dans les prisons françaises.

 

Le combat continue pour obtenir la libération et l’amnistie pour toutes et tous. C’est bien la rue qui imposera son mot d’ordre aux États espagnol et français : « Presoak etxerat, amnistia osoa ! (Les prisonniers à la maison, amnistie totale !) ».

 

Claude Larrieu

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 09:09

capitalism-is-crashed-install-new-system.pngRappelez-vous, l’année 2012 devait s’achever sur la fin du monde. Combien d’articles et de commentaires sur cet événement qui, aussi incroyable que cela puisse paraître, n’a pas eu lieu. Disproportionné et délirant lorsque l’on met tout cela en rapport avec le peu d’articles et de commentaires sur la nécessité impérieuse et, de la possibilité objective de changer ce monde plutôt que de le voir disparaître. Il est manifestement plus envisageable et plus crédible pour la pensée dominante de discuter sérieusement de la fin du monde plutôt que de son changement.

 

Crise climatique, folie économique

 

Au-delà de l’aspect folklorique du vrai-faux calendrier maya, le calendrier capitaliste, lui, ne varie pas. Le dernier rapport du GIEC annonce par exemple, en conséquence des bouleversements climatiques en cours, des répercussions plus graves que pronostiquées jusqu’à maintenant sur la planète en termes de disparation des glaciers et de montée des mers. Et chacun de constater l’échec des sommets répétitifs à cause de la duplicité des plus grandes puissances, celui de Doha, le dernier en date, en étant l’illustration majeure.

 

Du point de vue social, les politiques d’austérité alimentent la crise économique en privant la population des moyens de consommer ce qu’elle produit-elle-même. Le FMI l’admet à son tour. Rien n’y fait, tout ce petit monde commente le fait que nos politiques nous envoient dans le mur, tout en prenant bien soin de se gausser des voix discordantes qui oseraient débattre pour de bon des moyens de changer le mode de production et de consommation actuel, en un mot de changer réellement de société, en se débarrassant d’un système capitaliste destructeur et en crise.

 

Ceux qui, comme nous, prétendront cela, seront au mieux considérés comme des doux rêveurs, au pire comme des réfractaires fondamentalement dangereux. Alors puisque 2012 n’aura pas été l’année de la fin du monde, faisons en sorte que 2013 soit celle de son changement.

 

Préparer les bouleversements sociaux

 

En guise de vœux, le NPA vous propose de vous mettre au rythme d’un monde qui bouge afin de vivre, au-delà de nos frontières, les mêmes élans que ces peuples qui se dressent contre des politiques, qui, chez nous, ne font que débuter. La France ne vit pas en vase clos et la mondialisation capitaliste en crise, qui ne nous avait jamais vraiment quittés, nous rattrape. Hollande, Ayrault et leurs alliés trouvent des milliards pour le patronat et imposent à la population de se serrer la ceinture afin de maintenir, pendant la crise, ce perpétuel transfert de revenus, des plus pauvres aux plus riches, que nous subissons depuis trop longtemps…

 

Avecle NPA, nous vous proposons de préparer dès maintenant les bouleversements qui s’annoncent, et dont l’issue, loin s’en faut, n’est pas écrite par avance. La Grèce, l’Espagne, le Portugal, l’Italie… autant d’exemples qui attestent que les résistances populaires et les luttes sont toujours d’actualité, autant d’événements qui soulignent l‘instabilité politique qui nous attend, et qui viennent nous redire à quel point la course de vitesse entre d’un côté les forces anticapitalistes et de l’autre l’extrême droite n’est pas un vain mot. La situation grecque nous rappelle que l’alternance politique entre droite dure et gauche molle prend du plomb dans l’aile. Nous avons des responsabilités, et donc beaucoup de pain sur la planche.

 

S'opposer à la réaction et au social-libéralisme

 

Alors, il est temps de prendre le relais de tous ces combats. En renforçant les mobilisations unitaires qu’il s’agit d’amplifier dès janvier : pour l'emploi et l'interdiction des licenciements, pour réquisitionner les entreprises qui mettent les salariéEs à la rue et les logements vides laissés à la spéculation, contre les politiques sécuritaires et xénophobes – notamment au côté des sans-papiers – pour l’égalité intégrale, que ce soit le droit au mariage pour touTEs ou le droit de vote des immigréEs aux élections, ou encore pour l’abandon pur et simple de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes... Autant de fronts de lutte où la rue doit se faire entendre contre la politique du gouvernement.

 

Le 13 janvier, les tréfonds de la droite dure et de l’extrême droite comptent manifester bruyamment contre le mariage homosexuel, le droit de vote des immigréEs et le racisme anti-blanc (sic !). Rien que ça, une vraie marche du Ku Klux Klan ! À nous de montrer que c’est bien la gauche sociale et politique qui tient le haut du pavé, même lorsque le PS est au pouvoir. Et de creuser le sillon d'une opposition unitaire, sociale et politique, à la gauche du gouvernement, vers une rupture anticapitaliste.

 

Olivier Besancenot, Christine Poupin et Philippe Poutou

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 16:25

logo vertical rougeCOMMUNIQUE DE PRESSE DU NPA

DU 31 DECEMBRE 2012

 

 

Pour répondre à la « crise historique », le président, sûr de lui, revient sur ses grandes décisions de l'année qui se termine : maîtrise des dépenses, mise en place du pacte de compétitivité, soi-disant maîtrise de la finance, le tout évidemment dans un« esprit de justice »... Hollande est formel : « Nous avons engagé le redressement ». Il n'est pas sûr que les millions de chômeurs, les salariés licenciés ou à l'emploi menacé comme à PSA ou à Arcelor Mittal ou les sans papiers de Lille en grève de la faim partagent son appréciation.

 

Renvoyant sans honte dos-à-dos la « peur du licenciement » des salariés et la soi-disant « peur de l'embauche » des employeurs, Hollande se réfugie derrière le « tout pour l'emploi, la compétitivité et la croissance » pour mieux faire passer sa politique d'austérité. Soyons-en assuré, « le cap est fixé » ! Et quoi qu'il en dise, ce n'est pas l'inversion de la courbe du chômage qui nous attend...

 

Pour le NPA, 2013 doit donc être l'année des mobilisations unitaires pour faire reculer ce gouvernement, le Medef et les classes dirigeantes : pour l'emploi et l'interdiction des licenciements, pour réquisitionner les entreprises qui mettent les salariéEs à la rue et les logements vides laissés à la spéculation, contre les politiques sécuritaires et xénophobes - notamment au côté des sans papiers - pour l’égalité intégrale, que ce soit le droit au mariage pour touTEs ou le droit des vote des immigréEs aux élections, ou encore pour l’abandon pur et simple du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes...

 

Cette année, nous devons creuser le sillon d'une opposition unitaire, sociale et politique, à la gauche de ce gouvernement.

 

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