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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 22:18

Après l’opération militaire au Mali, Hollande vient donc d’engager l’armée française dans sa deuxième intervention en Afrique en un an : 1600 soldats français sont envoyés renforcer les 400 déjà présents sur place qui gardent en permanence l’aéroport de Bangui et quelques sites français dont celui de Total, sans compter les quelques 3000 militaires de la Force militaire d’Afrique Centrale.


 

Tout se passe comme si Hollande cherchait à jouer la carte de l’interventionnisme militaire pour compenser ses difficultés. Difficultés à l’intérieur des frontières, mais aussi dans la zone d'influence française traditionnelle qu’était l’Afrique : la Chine est désormais le premier exportateur sur le continent, tandis que la France pointe à la 5ème place. Mais en s’accrochant à son rôle de gendarme, l’impérialisme français, loin d’aider à résoudre les problèmes, ne fait qu’aggraver la misère et le sous-développement.


 

L’IMPERIALISME FRANCAIS:POMPIER PYROMANE


 

Les gouvernements français n’ont cessé de mettre en place ou de démettre les dictateurs, Bokassa ou plus récemment Bozizé, installé militairement en 2003 avec l’aide du Tchad. La Séléka, coalition de milices rivales, a pu renverser Bozizé parce qu'il avait été lâché par la France pour avoir eu la mauvaise idée d’octroyer à la Chine la prospection pétrolière du site de Boromata. Le nouveau dirigeant Michel Djotodia n’a quasiment plus aucune prise sur ces milices qui commettent les pires exactions. De plus, la majorité des membres de la Séléka sont musulmans et ciblent les populations chrétiennes qui à leur tour exercent des représailles contre les musulmans. Une fois de plus, les luttes de pouvoir sont transformées en tensions communautaires, provoquant des massacres parmi des populations qui auparavant vivaient en bonne entente.


 

Avec moins de cinq millions d’habitants, la Centrafrique est un pays sans routes, sans hôpitaux, sans écoles, sans eau potable, sans électricité. 70 % de la population se trouve en-dessous du seuil de pauvreté. L’espérance de vie est de 44 ans. La moitié des habitants sont analphabètes. Tel est le triste bilan des régimes qui se sont succédés , tous sous la tutelle française.


 

LE GOUVERNEMENT FRANCAIS DEFEND LES INTERETS DES MULTINATIONALES A TOUT PRIX

Les grandes entreprises qui pillent les richesses des anciennes colonies depuis des décennies sont les mêmes qui exploitent les salariés en France, avec l’aide active des gouvernements de droite comme de gauche.


 

Les travailleurs, comme les habitants de ces pays, n’ont rien à gagner à une intervention militaire qui vise avant tout à sauvegarder les intérêts de ces multinationales (Areva, Bolloré, Total...) présentes dans un pays riche en ressources et situé au carrefour d’une région stratégique : la République centrafricaine est frontalière de six pays engagés dans des conflits qui menacent la stabilité de toute la région.


 

PLUS QUE JAMAIS, L'IMPERIALISME FRANCAIS

EST LE PROBLEME, PAS LA SOLUTION !

NON AUX INTERVENTIONS IMPERIALISTES

FRANCAISE, EN AFRIQUE ET AILLEURS !


 

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 18:31

COMMUNIQUE DU NPA

DU PREMIER JUILLET 2013
 

Les 20 et 27 juin se sont tenus à Perpignan et Alençon deux nouveaux épisodes, et malheureusement pas les derniers, de la série des procès intentés contre des militants qui agissent en solidarité avec le peuple Palestinien en participant à la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions contre la politique criminelle de l'État D'Israël.
 

Ces procès se tiennent à l'initiative d'officines spécialisées dans le soutien inconditionnel au gouvernement israélien telle que la chambre de commerce France-Israël présidée par Roger Cukierman réélu président du CRIF. Le gouvernement et l'Etat français avec le ministère public y apportent une contribution active : A Perpignan et à Alençon, les procureurs ont demandé la condamnation des militants prévenus.
 

Ces procureurs s'appuient  sur les circulaires Alliot-Marie et Mercier qui demandent de poursuivre pour "discrimination" les actions de boycott à l'encontre de la politique d'Israël.
Cette accusation de discrimination est ridicule et scandaleuse.

 

A l'image de la campagne de boycott contre le régime d'apartheid en Afrique du Sud, la campagne internationale de BDS vise à faire sanctionner l'état d'Israël qui bafoue impunément tous les jours les droits de l'homme en Palestine et non à discriminer des personnes en fonction de leurs origines. Les circulaires Alliot-Marie et Mercier ne visent que les actions de boycott contre Israël. Le boycott contre d'autres états ou gouvernements qui violent les droits de l'homme ne sont pas, à juste titre, poursuivis.
 

Ce « deux poids deux mesures » confirme le statut de l'état d'Israël comme allié indispensable aux impérialismes US et européen dans cette région vitale pour leurs intérêts.
Ces procès sont donc des procès politiques.

 

Le NPA affirme sa solidarité avec les militantEs inculpéEs, et demandent leur relaxe pure et simple.
Le NPA exige l'abrogation des circulaires Alliot-Marie et Mercier.
Le NPA refuse ces tentatives d'intimidation et continuera à participer à la campagne BDS en solidarité avec le peuple palestinien.

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 18:06
L'état d'Israël a été créé en 1948 sur un territoire formant 76% de la surface de la Palestine. 83% des arabes qui vivaient sur ce qui forme aujourd'hui Israël, soit 800 000 personnes, ont été expulsés de leurs terres et de leurs maisons. Aujourd'hui encore la majorité des Palestiniens sont des réfugiés, vivant dans des camps et des conditions économiques précaires.
 
En 1967 l'armée israélienne a occupé militairement la totalité des territoires palestiniens. Aujourd'hui encore la Cisjordanie est toujours occupée. L'armée israélienne y favorise l'installation de colonies de peuplement sionistes, y contrôle et entrave les déplacements des palestiniens sur leur propre territoire.
 
Elle impose par milliers des arrestations administratives sans durée, sans jugement à de nombreux palestiniens (y compris des enfants), soumettant tous les palestiniens à des contrôles tatillons, vexatoires et arbitraires. Les palestiniens sont dépendants de l'occupant pour tout ce qui concerne tes importations et les exportations.
 
L'économie palestinienne est sinistrée. Son agriculture est désorganisée en particulier par les murs construits par l'occupant, isolant des champs des villages, par le grignotage régulier des terres palestiniennes par les colons sionistes, par les arrachages d'oliviers et les destructions de maisons palestiniennes.
 
Les colons (450 000 en Cisjordanie) accaparent plus des 3/4 de l'eau potable au détriment des 2,3 millions de palestiniens de Cisjordanie. Les colons, défendus par l'armée, visent sans ambiguïté à vider la Palestine de ses habitants pour leur voler leurs terres.
 
D'une superficie de 360 km2, peuplé de 1500 000 habitants dont les 2/3 sont des réfugiés, Gaza est soumis régulièrement à un blocus et à des bombardements meurtriers. Il est devenu « une prison à ciel ouvert ». Les palestiniens y vivent dans une misère dramatique où l'eau potable est de plus en plus rationnée.
 
Depuis 1948, Israël a toujours refusé d'appliquer les résolutions de l'ONU concernant les droits des palestiniens et viole régulièrement les traités internationaux. Jamais aucune mesure de rétorsion n'a pu être appliquée grâce au soutien sans faille des USA et de l'Union Européenne.
 
Un accord d'association Union Européenne-Israël entré en vigueur le 1er juin 2000 donne à l'état d'Israël un statut de partenaire commercial et économique privilégié.
 
Une campagne internationale dite BDS (Boycott, Désinvestissement,
Sanctions) veut combattre la politique de colonisation des territoires palestiniens.(plus d'information ICI)
 
Le NPA appelle à soutenir la campagne BDS et à participer aux initiatives de soutien aux droits du peuple palestinien.
 
Le NPA t'invite à participer à la
 
PROJECTION-DEBAT DU FILM
5 CAMERAS BRISEES
à l'initiative de l'AFPS en partenariat avec le cinéma le RIO
LUNDI 6 MAI 2013
20H30 Cinéma le RIO
adresse rio
palestine-soiree.png

 
 
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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 17:42
logo vertical rougeCOMMUNIQUE DE PRESSE DU NPA
DU 6 MARS 2013
 
 
Le NPA tient à exprimer sa solidarité avec le peuple vénézuélien qui est frappé par le décès de son président.
Avec Hugo Chavez disparaît celui qui incarnait la révolution bolivarienne. Il représentait la lutte contre l'impérialisme nord américain et celle pour la souveraineté du Vénézuéla et de toute l'Amérique latine.
 
Chavez et sa révolution ont fait reculer la misère, développé le système de santé et d'éducation, amélioré le sort de millions de vénézuéliens.
 
Nous avions des désaccords tant dans le domaine de la politique internationale-il soutenait les dictatures iraniennes, de Libye et de la Syrie- que dans la nécessité et la manière d'approfondir la lutte contre les classes dominantes du Venezuela, d'organiser la démocratie, véritable, différente d’un régime très personnel.
 
Mais Hugo Chavez restera une référence dans la lutte des peuples latino-américains contre l'injustice, pour leur indépendance contre l'impérialisme.
 
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Après la mort de Chávez

 

Décédé des suites d’un cancer le 5 mars 2013, Hugo Chávez a concentré sur son nom autant de haines que de passions. Hai à droite pour avoir osé remettre en cause la subordination du Venezuela aux intérêts US et l’accaparement de la rente pétrolière par les classes sociales privilégiées. Adulé par une population qui a vu reculer la misère, et qui a enfin profité d’une part non négligeable des revenus pétroliers. lire la suite

 
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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 09:20
 
logo vertical rougeTRACT HEBDOMADAIRE DU NPA
DU 23 JANVIER 2013
 
A en croire le gouvernement comme les médias aux ordres, l’intervention militaire française au Mali n’aurait d’autre but que de combattre le terrorisme et les groupes islamistes qui veulent s’imposer à la population.
 
François Hollande justifie sa guerre en reprenant le même discours que Bush pour justifier la guerre en Irak ou celle d’Afghanistan. Au Mali comme en Irak ou en Afghanistan, le terrorisme n’est qu’un prétexte.
 
Comme en Afghanistan, la guerre engagée pour le compte des grandes puissances occidentales ne pourra que donner de nouvelles armes aux groupes terroristes islamistes, aggraver l’instabilité politique de la région du Sahel comme les souffrances des populations.
 
La dramatique et sanglante issue de la prise d’otage en Algérie en est une cruelle démonstration.
 
Offensive contre les peuples
 
« L’objectif, c’est la reconquête totale» a déclaré Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Mais la reconquête pourquoi et au profit de qui ? Cette guerre s’inscrit dans la continuité de la politique et des interventions militaire de la France, vieille puissance coloniale et gendarme de l’Afrique.
 
Elle renforce les dispositifs militaires mis en place au Tchad, au Burkina Faso ou en en Mauritanie L’occupation du Nord du Mali par les groupes armés islamistes est la conséquence de l’intervention sous l’égide de l’Otan en Libye. La crise malienne provient, avant tout, de l’impasse économique et sociale des politiques libérales imposées par l’impérialisme qui ruinent le développement et condamnent les peuples à la misère.
 
La guerre engagée par Hollande répond auxintérêts géostratégiques et économiques des multinationales qui, ici, mènent leur guerre sociale contre le monde du travail.
 
Non à l’union nationale
 
Au parlement, tous les partis se sont, d’une façon ou d’une autre, ralliés à Hollande. Jean-Marc Ayrault a salué "l’esprit de responsabilité dont toutes les forces politiques ont témoigné depuis le 11 janvier". Jean-François Copé lui a fait écho : "l’esprit d’union nationale doit s’imposer à tous".
 
"Le rôle d'un responsable politique, c'est de penser à l'intérêt de la France et des Français" selon Marine Le Pen qui a jugé « légitime » l’intervention. A gauche aussi, même discours.
 
La gauche parlementaire, Europe-écologie- les Verts, le Front de Gauche, n’ont pas osé contester le bien-fondé de l’intervention et dénoncer ses véritables objectifs.
Cette guerre, ce gouvernement ne sont pas les nôtres
 
Les travailleurs, toute la population n’ont, eux, aucune raison d’être solidaires du gouvernement et de ceux dont il sert les intérêts, ici comme dans cette sale guerre. La nouvelle aventure militaire dans laquelle il engloutit des millions d’euros ne défend en rien les intérêts des populations déshéritées du Mali.
A leur union nationale, nous opposons la solidarité des travailleurs et des peuples, par-delà les frontières. Le peuple Malien a besoin de développement, de dignité et de prospérité, pas de bombes et de servitude. C’est à lui de décider librement de son sort.
 
Hors du Mali les troupes françaises !
 
 
TRIBUNE DE CHRISTINE POUPIN,
OLIVIER BESANCENOT, PHILIPPE POUTOU
MEMBRE DE LA DIRECTION DU NPA
PARUE DANS LIBERATION LE 18 JANVIER 2013

Nous, opposants à la guerre française.
 
Monsieur Hollande, lors d’un point presse, le 15 janvier dernier, vous avez déclaré : « Qu’allons nous faire des terroristes ? Les détruire ! ». Déclaration choc, violente, et guerrière, qui rappellerait presque les intonations de Vladimir Poutine. Déclaration également quelque peu imprudente par son côté péremptoire. Car, au jeu de l’escalade verbale, les faits, eux, suivent un engrenage où, hélas, fréquemment les otages s’additionnent aux otages. La tragique prise d’otages qui s’est déroulé sur le site gazier de Tigantourine, en Algérie, qui nous révolte tous, en a donné, durant son dénouement, la dramatique illustration.
 
Alors qu’avez vous voulu prouver en utilisant ces mots ? Que vous étiez aussi chef des armées, chef de guerre. Et surtout, que vous assumiez entièrement la guerre au Mali. Comme c’est attristant de constater que le rare domaine où vous ne vous autorisez pas d’hésitations, soit celui de la guerre. Dans la plus grande tradition, vous emboîtez joyeusement le pas de vos prédécesseurs. Qu’on se le dise, vous aussi, postulez à la stature de président de la Françafrique (France « A fric » pour reprendre l’expression de l’association Survie). Comme c’est consternant de se retrancher, comme à l’accoutumée, derrière des raisons humanitaires - qui ne se rappellent à vous que selon les circonstances - pour masquer à l’opinion les vrais intérêts colonialistes que la France défend dans ce conflit. Alors, oui, Monsieur Hollande, dans le nord du Mali, des fanatiques religieux cherchent à imposer un régime odieux à la population malienne. Et oui, il y a des raisons de s’en émouvoir et de se sentir solidaires du peuple malien. La seule question qui vaille alors est de savoir si votre intervention militaire, menée en solo, risque d’améliorer ou d’aggraver la situation. Poser cette seule question dérange. Et pour cause. Les premiers applaudissements, rituel des débuts de guerre, qui ont salué votre initiative, s’estompent rapidement et le murmure des premiers doutes s’installe déjà. Aurions-nous, sur ce sujet aussi, perdu la mémoire de notre histoire récente ? Les différentes interventions militaires étrangères de ce type, qui se sont succédées ces 20 dernières années, en Irak, Afghanistan, Somalie, Libye, ont débouché sur une situation politique ingérable, chaotique, et le plus souvent sur une guerre civile doublée d’une catastrophe humanitaire. Car le décompte lugubre des milliers de morts ne s’arrête pas au cessez-le feu décrété par les puissances occidentales ; Il déroule inlassablement son lot de nouvelles victimes, énoncé en quelques secondes seulement durant nos journaux télévisés du soir. Au final, ces guerres qui prétendaient stopper, voire « détruire » le terrorisme, n’ont fait que renforcer bien souvent la position des plus déterminés, des plus extrémistes, et des plus radicaux d’entre eux. Quant à la défense du droit des femmes, qui oserait dire qu’elle s’est améliorée ? Et où ? En Irak, Afghanistan, Somalie, Libye ?
 
Monsieur Hollande, le monde politique vous tresse maintenant des lauriers. De quoi se sentir porté par cet élan d’union nationale probablement recherché. Au point d’en perdre un peu le sens des proportions. Vous êtes vous seulement rendu compte du ridicule de la situation lorsque, sans rire, vous êtes arrivé paré de votre nouvel accoutrement de chevalier universel de la démocratie, arborant fièrement vos belles valeurs - les droits de l’homme, des femmes, la lutte implacable contre l’obscurantisme religieux - pour faire le point sur cette guerre, durant une conférence de presse tenue… aux Emirats arabes unis ? Là-bas, la législation s’applique selon la « charia », et fait encourir la lapidation pour adultère, blasphème ou homosexualité. Mais, qu’importe. La délégation du CAC 40 est sortie repue, gavée de juteux contrats. Et nous voulons tous croire que le sommet sur la défense de l’environnement, sponsorisé par Total et Exon a du tenir des propos percutants et plein de bon sens. Malheureusement, un sujet a cependant empoisonné vos entretiens : s’entendre enfin sur un prix avec la présidence des Emirats afin de vendre 6O avions Rafale. Le groupe Dassault le sait bien : faire la guerre, c’est un métier.
 
Aux Emirats arabes unis, comme au Mali, vous suivez inexorablement votre mission : assurer le bon commerce de la France. Nous découvrons donc que le Sahel n’est pas qu’un désert mais qu’il est le confluent géostratégique de nombreux échanges, licites comme illicites. Il est aussi la clé d’entrée frontalière fragile qui donne accès à des zones que la France tient à sécuriser, en premier lieu les mines d’uranium qu’exploite au Niger Areva, fleuron français de l’industrie nucléaire. Vous n’êtes pas un héros désintéressé dans cette guerre. Ni un pompier volontaire qui serait venu éteindre un feu qui, rappelons-le, a été entretenu sciemment ces dernières années par tous les gouvernements français qui se sont succédés depuis le début des années 1980. En effet, les politiques libérales, les plans d’ajustements structurels, liés à la dette malienne, dont le remboursement intéresse particulièrement la France, ont désagrégé la société, la privant de ses services publics, de ses industries, et de ses entreprises de services... L’état s’est délité, au point de quasiment disparaître dans le nord du Mali. En outre, les récents événements sont directement liés à la guerre en Libye. Or, l’intervention militaire française en Libye n’a pas consisté à livrer gracieusement des armes à la révolution légitime du peuple libyen. La France est intervenue militairement en tant que puissance extérieure pour rappeler au futur pouvoir toute sa dépendance, et espérer autant de gestes en retour, notamment sur le marché pétrolier. Il a dépossédé par là même la révolution libyenne de la possibilité de s’approprier politiquement le contrôle des régions prises militairement. Ainsi, la région du Sahel a été brutalement déstabilisée et a libéré un afflux de combattants surarmés dans leur pays d’origine, notamment au Mali. Enfin, vous êtes bien placé pour savoir que l’Etat français n’a pas vu d’un bon œil la destitution en mars 2012 du régime corrompu d’Amadou Toumani Touré, par une mutinerie militaire qui s’est transformé en coup d’état. Dès lors, la France n’a eu de cesse de priver l’armée malienne de ses propres appuis logistiques. La Cédéao, dirigée par Alassane Ouattara, qui doit beaucoup à la France pour son accession au pouvoir en Côte-d’Ivoire en 2011, a ainsi décidé d’un embargo, l’été dernier, sur des armes pourtant destinées aux militaires maliens, en bloquant des blindés, des munitions, des armes lourdes dans les ports de Dakar au Sénégal, et de Conakry en Guinée. Se défendre seul devient nécessairement plus compliqué.
 
Monsieur Hollande, le destin des maliens appartient aux maliens. Et si une guerre est à mener, ce n’est sûrement pas à la France de s'autoproclamer sauveur au Mali. Le paternalisme français en Afrique n’a que trop duré. En France, l’Etat s’intéressait jusqu’alors aux Maliens surtout pour les expulser. Cette France-là serait soudainement touchée par les plus sincères sentiments humanitaires ? Cette France qui n’arrive même pas à reconnaître sa responsabilité dans le génocide Tutsi qui s’est déroulé au Rwanda en 1994. Ne privons pas le peuple malien d’une solution politique que des voix réclament là bas avec insistance : le député Oumar Mariko de l’organisation Sadi (Solidarités, Afrique, démocratie, indépendance), par exemple, ou l’ancienne ministre Aminata Traoré, qui a lancé, il y a plusieurs mois, un manifeste contre cette guerre au nom du droit des femmes. Car la société civile, syndicale et politique est une réalité incontournable au Mali. En France, l’union nationale, au-delà des doutes exprimés sur le mandat français ou le peu de débat parlementaire, semble avoir contaminé quasiment tous les partis. A de trop rares exceptions près. Le meilleur moyen d’aider le peuple malien à mener son combat contre l’obscurantisme religieux, Monsieur Hollande, c’est que l'État français cesse de parler au nom des autres.
 
 
 
VOIR INTERVIEW D'OLIVIER BESANCENOT
SUR CANAL + AU GRAND JOURNAL
DU 22 JANVIER 2013
 
 
 
 
 
 
DOSSIER D'INFORMATION DE L'ASSOCIATION SURVIE
 SUR LES ZONES D'OMBRE DE L'INTERVENTION FRANCAISE
Elément de  contexte et de situation
 
Association SURVIE :
 
L’association (loi 1901) Survie a trois objectifs principaux : ramener à la raison démocratique la politique de la France en Afrique (lutte contre la Françafrique et le néocolonialisme), combattre la banalisation du génocide et réinventer la solidarité internationale par la promotion des Biens Publics mondiaux

.(lire la suite)
survie.png
Voir le dossier ICI
 
 
 
 
 
 
 
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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 19:55

logo vertical rougeCOMMUNIQUE DE PRESSE DU NPA

MERCREDI 23 JANVIER 2013

 

Après plus de 28 ans de détention, l'Etat français s'acharne contre le militant communiste libanais Georges Abdallah. Alors que le 24 novembre, la cours spéciale "antiterroriste" avait décidé sa libération, assortie d'une mesure d'expulsion vers le Liban, un appel du parquet, sous ordre du ministère de la justice et du gouvernement tentait une première entrave à l'exécution de cette décision.

 

Le 14 janvier, cet appel ayant été rejeté, une ultime audience ne devant fixer que les modalités de l'expulsion se trouvait dans l'impossibilité de statuer en l'absence de signature d'un arrêté du ministre de l'intérieur Manuel Valls. Du jamais vu ! Pour faire bonne mesure, le parquet aux ordres de Taubira s'est d'ores et déjà pourvu en cassation afin de rendre impossible toute libération.

 

Georges Abdallah n'a jamais renié son engagement anti-impérialiste. Aujourd'hui, il est au Liban un symbole de la résistance pour une grande partie du peuple libanais qui a subi dans sa chair deux occupations de l'armée israélienne. C'est la raison pour laquelle depuis dix jours l'ambassade de France à Beyrouth est la cible de manifestations et qu'un campement protestataire permanent à été installé devant ses portes. C'est la raison qui a conduite à la fermeture des centres culturels français au Liban.

 

En Palestine, plusieurs manifestations allant dans le même sens se sont déroulées à Gaza et à Ramallah. Le gouvernement français tente, sans succès, d'intimider le mouvement de soutien qui se développe ici aussi. Samedi 19 janvier un rassemblement à Paris a été réprimé, 45 personnes ont été arrêtées et un militant connu des services de police pour son engagement dans le soutien à Georges Abdallah a été mis en garde à vue et inculpé d'incitation à une manifestation non autorisée.

 

Les personnes arrêtées ont même été invitées - sans succès - à se désolidariser des organisateurs. C'en est assez ! Le NPA invite les forces progressistes, à gauche du Parti Socialiste, à amplifier la campagne pour la libération de Georges Abdallah, et à dénoncer les pressions exercées sur ses soutiens.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 19:56

402_image_preview.jpgAnnoncée vendredi 11 janvier 2013 par Hollande lui-même, l'intervention militaire française au Mali n'a que peu de chose à voir avec les intérêts du peuple malien.

 

Quelques jours après avoir rompu le ­cessez-le-feu, Ansar Dine et ses alliés du Mujao (Mouvement pour l’unicité du Djihad en Afrique de l’Ouest), AQMI (Al Qaïda au Maghreb islamique), renforcé par des militants nigérians de la secte islamique Boko Haram, tentaient de s’emparer de la commune de Konna. Ainsi, 800 à 900 combattants répartis en deux colonnes différentes dans des dizaines de véhicules convergeaient vers cette localité.

 

Difficile de comprendre les motivations des islamistes. Soit gagner des territoires pour renforcer leur position lors d’éventuelles reprises de négociations, soit tenter, après Konna, de s’emparer de kilomètres de la grande ville de Mopti, ce qui aurait ainsi très fortement entravé le déploiement prochain des troupes de la Cedeao (le regroupement des pays de l’Afrique de l’Ouest).

 

Malgré ces tentatives réelles de résister, l’armée malienne a dû reculer devant la puissance de feu des djihadistes. L’armée française est intervenue notamment par des frappes aériennes de Mirage 2 000 D basés à Ndjamena et des hélicoptères. En France, du PS à l’extrême droite, s’est créé un consensus pour approuver cette opération baptisée Serval, la deuxième depuis deux ans. La première fut la tentative de libérer Michel Germaneau et d’empêcher une attaque d’AQMI en Mauritanie qui s’est transformée en fiasco avec assassinat de l’otage français.

 

La responsabilité de la France dans la crise malienne

 

La crise malienne vient de trois facteurs qui se sont combinés. L’affaiblissement – voire au Nord la disparition de l’État malien – du fait des politiques initiées depuis les année 80 suite à la crise de la dette, politiques d’ajustement structurel qui continuent et n’ont pas seulement déstructuré les services sociaux mais aussi liquidé les quelques industries et entreprises de service maliennes et augmenté le chômage et la misère. La chute brutale de Kadhafi en Libye a supprimé pour le Sahel un espace de médiation dans les crises récurrentes touarègues et engendré un afflux de combattants surarmés revenant dans leur pays d’origine, notamment au Mali. Enfin, troisième facteur et non des moindres, la corruption du clan de la présidence de la République. Il est fort probable qu’Amadou Toumani Touré (ATT), comme d’ailleurs d’autres généraux maliens, avait un intérêt financier dans les différents trafics du nord du pays orchestrés par des contrebandiers et les islamistes.

 

Dans cette crise, la France a une énorme responsabilité puisqu’elle a appuyé les politiques libérales, dirigé l’intervention en Libye et soutenu ATT. D’autant que, suite au coup d’État qui a fait tomber ATT tel un fruit trop mûr, la diplomatie française de Sarkozy puis de Hollande n’a pas varié d’un iota. À travers la Cedeao, elle a remis en selle les caciques de l’ancien régime qui ont conduit le pays à la catastrophe.

 

Une gestion militaire lourde de dangers

 

L’offensive des djihadistes va permettre au régime de Bamako – dont la légitimité sur le plan constitutionnel est douteuse et sur le plan populaire loin d’être avérée – de décréter l’état d’urgence sur l’ensemble du pays et ainsi pouvoir interdire toute manifestation de la gauche et des organisations populaires.

 

Quant à la France, elle peut désormais s’installer officiellement au Mali. Le fait de donner un nom à cette opération militaire tend à montrer qu’elle s’installe dans la durée, d’autant que François Hollande lui-même indique qu’elle « prendra le temps nécessaire ». De plus, les objectifs de cette intervention, définis par Jean-Yves Le Drian ministre de la Défense, sont plutôt flous : « contrer l'offensive des groupes djihadistes, empêcher ces groupes de nuire, assurer la sécurité de nos ressortissants, notamment européens » et permettent toutes les interprétations possibles.

 

La libération du nord Mali est un impératif, et les populations qui vivent sous le joug de ces « bandits qui se sont déguisés en musulmans » – pour reprendre l’expression d’une habitante de Tombouctou – sont de fait prisonnières. Mais cette libération ne pourra se faire sans une refondation politique du pays. La région nord Mali connaît un nombre d’armes impressionnant, certains membres des communautés comme les Songhaï, les Peul ou les Bellah ont créé des milices comme Ganda Iso (fils de la terre en langue songhaï) avec la volonté d’en découdre avec les Touaregs, les Maures et les Arabes. L'intervention des troupes étrangères, dont les troupes françaises, menace d'enfoncer le pays dans une grave crise politique et humanitaire.

 

Ici, les travailleurs, la population n'ont aucune raison d'être solidaires de cette guerre qui, pas plus que l'intervention en Afghanistan, ne libérera les populations et n'a d'autre visée que la défense des intérêts des multinationales françaises en Afrique.

 

Nous ne serons pas de l'union nationale qui se fait derrière Hollande et l'intervention militaire.

 

Paul Martial

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 13:13

20331_image_preview.jpgLivrée à Madrid par le gouvernement Hollande suite à un mandat d’arrêt européen (MAE), Aurore Martin, militante de Batasuna (organisation de gauche indépendantiste interdite en Espagne et légale en France), a été libérée le 21 décembre, après avoir passé deux mois dans les geôles espagnoles pour simple délit d’opinion.

 

Sa libération était assortie d’une caution de 15 000 euros qui ont pu être collectés en quelques heures dans le Pays basque grâce à un soutien exceptionnel. C’est une forte mobilisation, continue et sans faille depuis plusieurs semaines, qui a permis cette libération conditionnelle. Aurore peut rester en France, mais doit pointer chaque mois au tribunal en Espagne, où il faut qu’elle dispose d’une domiciliation. Il reste maintenant à obtenir le non-lieu.

 

La lutte se poursuit pour l’abrogation des lois d’exception et du MAE

Malgré l’arrêt définitif de l’activité armée de l’ETA il y a maintenant plus d’un an, les États espagnol et français refusent en effet tout dialogue et maintiennent la voie répressive : le 19 décembre, le directeur de Gara, quotidien du Pays basque sud, a été inculpé pour apologie du terrorisme suite à un courrier des lecteurs rappelant la mort de deux étarras, il y a 25 ans, dans l’explosion de leur bombe. Son inculpation accompagnait celle des six auteurs du courrier. Le même jour, onze personnes étaient inculpées pour avoir exhibé des photos de presos (prisonniers politiques basques) lors d’une manifestation le 30 juin dernier à Vitoria.

 

Tel est le contexte dans lequel Herrira (organisation de soutien aux presos et réfugiés basques) appelle à une « mobilisation populaire générale » le 12 janvier à Bilbao. Plus de 100 000 manifestants sont attendus ce jour-là dans les rues de la capitale biscaïenne pour exiger, comme premier pas, le regroupement des presos au Pays basque, la libération des prisonniers gravement malades et conditionnables, et de façon générale le respect des droits des presos. Ils sont aujourd’hui plus de 600, dont 137 dans les prisons françaises.

 

Le combat continue pour obtenir la libération et l’amnistie pour toutes et tous. C’est bien la rue qui imposera son mot d’ordre aux États espagnol et français : « Presoak etxerat, amnistia osoa ! (Les prisonniers à la maison, amnistie totale !) ».

 

Claude Larrieu

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 21:18

palestine vivra palestine vaincraCOMMUNIQUE DE PRESSE

DU NPA

 DU 30 NOVEMBRE 2012

 

Le NPA considère le vote des Nations-Unies accordant la place d'Etat non-membre à la Palestine comme une avancée dans la bataille pour la reconnaissance des droits du peuple palestinien, et un revers pour la diplomatie de l'occupant, après le revers subi dans son offensive contre Gaza.

 

Pour autant la route est encore longue et seule la reconnaissance de l'intégralité des droits du peuple palestinien est à même de ramener la paix.

 

Israël étant sourd depuis plus de 64 ans à toutes les résolutions de l'ONU, la reconnaissance de ces droits, y compris le droit au retour exigé par les résolutions 242 et 194, passe par le soutien à la résistance des Palestiniens, au mouvement de solidarité, par le renforcement d'une campagne internationale de boycott, désinvestissement, sanctions à l'égard d'Israël.

 

DEMANTELEMENT DE TOUTES LES COLONIES !

LIBERATION IMMEDIATE DE TOUS LES PRISONNIERS !

LEVEE SANS CONDITIONS DU SIEGE DE GAZA !

PAS DE JUSTICE SANS PAIX !

PALESTINE VIVRA,PALESTINE VAINCRA

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 15:28

francafrique.pngDans le cadre du cycle Eveil et révolte - Françafrique

 

Le groupe de travail

Décolonisons nos esprits - SURVIE 63

vous propose:

Mardi 4 décembre 2012 à 20H30

au Café lecture Les Augustes

5 rue sous les Augustins

63000 Clermont-ferrand

 

une rencontre avec Samuël Foutoyet

agriculteur, essayiste

et membre de l’association Survie,

auteur de "Nicolas Sarkozy

ou la Françafrique décomplexée..."

 

 

Pour commander ce livre: à la librairie la brèche : ICI

 

 

L'auteur est en train de préparer un livre sur François Hollande et la Françafrique, lors de la discussion n'hésitez pas à venir poser des questions!!!!

 

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